TOT.IL
général.
Infaulerie.
Cavalerie.
Artillerie.
Pionniers.
Total.
Artillerie.
Pioaniers.
Tot.il.
14* et 3e corps. . .
DiTisiou de Dalmatie
(3) L'effectif budgétaire total est, en 1908, de 361,500 hommes.
pour un nombre total de journées de présence, sans aucune indication de répartition, et la loi autorise le souverain à convoquer, par ordre spécial et exceptionnel, en cas de nécessité particulière, les trois plus jeunes classes de VErsatz-reserve. C'est ainsi que pendant l'hiver 190o-1906, le o^ régiment d'artillerie de forteresse, réparti dans les ouvrages de la Dalmatie méridionale, a reçu un veiiîoviim^ov\.dJ[iidLErsatZ'reservisten. Ce fait a été divulgué seulement par une question posée au mois de février 1906 au Ministre de la Défense par un groupe de députés de l'Autriche du Sud.
Les effectifs d'une région déterminée peuvent donc être, pendant une certaine période, beaucoup plus élevés qu'ils ne le sont normalement.
Aucune indication n'existe, en temps de paix, sur la façon dont seraient, en temps de guerre, groupées les forces de la frontière.
Le 17 octobre 1908, un nouvel emploi a été créé pour l'archiduc Eugène, qui venait de quitter le commandement du 14^ corps, dans le Tyrol, pour devenir « inspecteur général des troupes», c'est-à-dire commandant éventuel d'armée. L'archiduc a été nommé « commandant supérieur de la défense du Tyrol et du Vorarlberg », avec résidence à Innsbruck. Il faut peut-être voir dans cette mesure la probabilité de la formation, en temps de guerre, d'une armée spéciale à la frontière italienne, ou tout au moins au ïvrol.
Les troupes autrichiennes de montagne.
ïnfanterie.
En Italie et en France, la protection des frontières montagneuses est assurée, depuis plusieurs années, par des troupes spéciales, dont l'organisation remonte, pour l'Italie, à 4872, pour la France, à 1888.
Jusqu'en 1906, TAutriche-Hongrie ne possédait pas de bataillons alpins. A ce moment, elle sentit la nécessité de créer des troupes spéciales, chargées, sur la frontière italienne, du service de surveillance et de sûreté. « Les moyens limités dont dispose l'administration de la guerre étaient un obstacle à de nouvelles formations. On fut donc obligé de constituer les troupes de montagne projetées avec les deux régiments de tirailleurs tyroliens et le 4® régiment d'infanterie delandwehr (1). »
Formés en 1906, les alpins autrichiens n'ont reçu leur organisation définitive qu'en 1907 (2). Un quatrième régiment alpin a été créé le 9 janvier 1909, par dédoublement du 1^^ tirailleurs. En face des 10 bataillons
(1) Kolnische Zeitung, 20 août 1906.
(2) Yerordnungshlatt, 8 mars 1907. — Formés au début à 10 bataillons, les alpins autrichiens en comptent aujourd'hui 11. Ils occupent les garnisons suivantes :
Trentin oriental. — l'^'" tirailleurs (9 compagnies), à Trente : 1 bataillon (4 compagnies), à Trente; 1 bataillon (2 compagnies),
M,bn ALPim ITALIENS ET AUTRICHIENS
alpins (31 compagnies, renforcées en cas de mobilisation par 13 compagnies de la milice mobile) que l'Italie a répartis sur la frontière, les Autrichiens disposent maintenant de 11 bataillons (36 compagnies) : 8 dans le Tyrol méridional (3 à l'Ouest, 5 à l'Est de l'Adige), 3 en Carinthie et en Carniole. A chaque bataillon est affecté un détachement de 4 mitrailleuses.
L'effectif de ces unités a été très notablement ren forcé. Au lieu des 4 officiers et 58 hommes, dont se compose une compagnie ordinaire de landwehr, chacune des 36 compagnies alpines compte 4 officiers et 133 hommes.
Du 15 avril au 15 septembre, grâce à l'appel des réservistes, l'effectif atteint 160 hommes (l). La compagnie alpine autrichienne est donc, en temps normal, aussi forte que la compagnie alpine italienne, qui comprend 4 officiers et 140 hommes, et plus forte qu'elle, pendant cinq mois de l'année.
Les règles admises en Italie et en France pour l'infanterie alpine ont été adoptées en Autriche (2) : recrutement parmi les populations des montagnes, organisation du bataillon, même de la compagnie (3), en vue d'actions indépendantes, remplacement des voitures par des animaux de bât, affectation de chaque bataillon à un
à Pergine; 1 bataillon (3 compagnies), à Cavalese ; 3^ tirailleurs (5 compagnies) : 1 bataillon (2 compagnies), à Gortina d'Ampezzo ; 1 bataillon (3 compagnies), à Innichen.
Trentin occidental. — 2^ tirailleurs (10 compagnies), à Botzen : 1 bataillon (3 compagnies), à Botzen ; 1 bataillon (3 compagnies), à Meran; 1 bataillon (4 compagnies), à Riva.
Carinthie et Isonzo. — 4® d'infanterie (12 compagnies), à Klagenfuit: 1 bataillon (4 compagnies), à Klagenfurt; i bataillon (4 compagnies), à Hermagor; 1 bataillon (4 compagnies), à Gôritz.
(1) Militdr-Wochenblatt, 4 avril 1907.
(2) Verordnungsblatt, 8 mars 1907.
(3) Composition de la compagnie alpine : 1 capitaine, 3 officiers subalternes, i cadet suppléant-officier ; 7 sous- officiers, dont 1 infir-
secteur déterminé où il se rend, Tété, dans des stations de montagne.
Un armement spécial — le mousqueton à répétition, avec baïonnette, au lieu du fusil — a été donné aux régiments alpins. Les conducteurs d'animaux de bât ont reçu la carabine, ceux d'automobiles (1), le revolver, tous, le sabre de pionnier. La tenue est celle qui a été récemment adoptée pour toute l'infanterie austro-hongroise en campagne, avec quelques modifications de détail rendues nécessaires par le service spécial de ces corps. De couleur grise, elle est fort peu visible. Sa coupe se rapproche de celle des effets des chasseurs alpins français.
Il semble qu'à cette formation de régiments alpins corresponde, en Autriche, — des publications récentes le montrent (2), — une attention spéciale pour ce qui concerne la guerre de montagne, même en hiver.
(( Si nos troupes d'infanterie de montagne, dit un lieu-
mier; 9 caporaux, dont 1 pionnier; 116 soldats, dont 12 gefreite, chefs de patrouille, 2 clairons, 4 boulangers, 5 pionniers, 2 brancardiers, 3 conducteurs ; 1 cheval de selle, 3 animaux de bât.
Chaque compagnie alpine dispose de 10 chiens de guerre, employés comme auxiliaires du soldat en sentinelle, ou de la patrouille en exploration.
Composition des compagnies d'infanterie de Farmée austro-hongroise (régiments non alpins) :
Armée Landwehr. Landwehr.
coBimune. autrichienne, honitroise.
Officiers et cadets 5 4 4
Sous-officiers 4 4 4
Caporaux 6 - 4 3
i Gefreite 6 4 3
Fantassins 70 40 35
Clairon ou tambour . . 2 1 1
Ordonnances 4 4 4
(1) Il y a une automobile par régiment de tirailleurs, et deux automobiles pour le 4'' régiment de landwehr.
(2) Mililârgebirgsdienstim Winter, par le lieutenant Czant, Vienne,
tenant autrichien, ne peuvent défendre les cols du
Tyrol que pendant les mois où la neige disparaît
des sommets, — de mai à octobre, — elles perdent beaucoup de leur valeur
« Que ce soit sur le théâtre d'opérations du Nord, sur celui du Nord-Est ou sur celui du Sud-Ouest, partout en Autriche se dressent de hautes montagnes
Ces contrées montagneuses jouent, et joueront de plus en plus dans la guerre future, un rôle de premier ordre. L'importance donnée, surtout dans ces dernières années,
aux troupes de montagne, en est la preuve , ainsi
que les grandes manœuvres exécutées maintenant presque annuellement en pays de montagne, en Suisse, en France, en Italie, en Autriche. »
L'organisation de détachements d'infanterie pourvus de skis ou de raquettes n'est pas encore, en Autriche, l'objet d'une réglementation uniforme. Toutefois, presque chaque hiver, des groupes de skieurs sont constitués, pour une certaine durée, par les commandants des corps stationnés en pays de montagne. Jusqu'à présent, ces groupes n'ont compris presque exclusivement que des fantassins. Les écrivains militaires autrichiens réclament l'emploi de détachements de mitrailleuses et de canons de montagne, les premières portées, les seconds traînés par des hommes munis de skis ou de raquettes. « Dans nos montagnes, écrit un de ces officiers, il ne doit exister aucun point que n'importe lequel de nos adversaires puisse avoir la prétention de maîtriser, avec ses skis ou ses raquettes, mieux que nous-mêmes (1). )>
L'organisation de bataillons alpins donne à l'Autriche,
1907; Der Alpine Wintcrkurs des R. u. K. 14. Korps, par le lieutenant Rosroann, Innsbrùck, 1908, etc.
(1) Militdrgebirgiidienst im Winter.
pour la guerre dans les Alpes, les mêmes avantages que la création des Alpîni a procurés à l'Italie. D'ailleurs, même avant la création de ces troupes spéciales, l'Autriche trouvait, parmi ses populations du Tyrol et du Vorarlberg, des soldats particulièrement aptes à la guerre en montagne.
Ces deux provinces ont, depuis de longues années, une situation spéciale au point de vue militaire. Les lois qui les concernent sont votées par leur Landtag et non par le Reichsrath. Leur contingent n'est affecté qu'aux 4 régiments de chasseurs tyroliens et aux 4 batteries du 1®^' régiment de montagne dans l'armée commune, aux 3 régiments et aux 3 escadrons de tirailleurs tyroliens dans la landwehr autrichienne, et au landsturm tyrolien. Ce dernier comprend environ 24 bataillons territoriaux. Les Tyroliens sont astreints à deux exercices de tir par an pendant tout leur service dans la landw^ehr, et pendant les deux premières années qu'ils passent dans le landsturm. Dans le reste de la monarchie, les hommes du landsturm ne sont convoqués pour aucun exercice. Le ïyrol et le Vorarlberg fournissent donc une cinquantaine de bataillons, 4 batteries et 3 escadrons, composés de montagnards.
En cas de guerre, ces troupes peuvent rendre, dans les Alpes, les plus grands services. Les difficultés rencontrées par les Français dans le Tyrol, en 1809, ont témoigné de la valeur guerrière de ses habitants.
Les 4 régiments de chasseurs tyroliens de l'armée commune tiennent tous garnison dans le Tyrol (1). Leur organisation est semblable à celle des autres unités
(l) 1*='" régiment, Innsbriick : 2 bataillons à Innsbrùck, 1 à Méran, 1 à Clés; 2® régiment, Botzen : 2 bataillons à Botzen, 1 à Mezzolombardo, 1 à Brixen ; 3° régiment, Roveredo : 1 bataillon à Roveredo, 1 à Borgo, i à Riva, 1 à Trente ; 4*= régiment, Bregenz, 1 bataillon 1/2 à Bregenz, 4 à Hall, 1/2 à Schwaaz, près d'Innsbrùck, 1 à Innsbrùck.
d'infanterie austro-hongroise, mais leur recrutement spécial en fait un corps précieux en montagne.
Du reste, « toutes les troupes qui tiennent garnison dans les Alpes peuvent être considérées comme des
troupes de montagne Les manœuvres et exercices
exécutés chaque année en montagne le prouvent amplement (1) ».
Cavalerie.
Les 5 escadrons de tirailleurs tyroliens ou dalmates constituent, pour l'Autriche, une véritable cavalerie de montagne. Leurs cavaliers sont des montagnards, originaires, soit du Tyrol ou du Vorarlberg, soit de la Dalmatie, et leurs chevaux, de petite taille, sont parfaitement accoutumés aux difficultés spéciales au pays.
Ces 5 escadrons formeraient, sans doute, la cavalerie des divisions ou brigades de montagne du 14® corps (3 escadrons de tirailleurs tyroliens) et du commandement militaire de Zara (2 escadrons de tirailleurs dalmates) .
AiHillerie.
Jusqu'en 1905, à l'exception des batteries stationnées en Bosnie-Herzégovine, l'artillerie de montagne autrichienne se réduisait à 3 batteries (2 à Trente, 1 à Innsbrûck) de 4 pièces de 72"^°^, o et un cadre de dépôt, composant le groupe du ïyrol et du Vorarlberg. En temps de guerre, chaque batterie se dédoublait et le cadre de dépôt formait 4 batteries montées à voie étroite, à 4 pièces de 87 millimètres (2).
L'artillerie de montagne était donc fort peu nombreuse. Jusqu'à ces dernières années, en effet, l'attention
(1) Schweizerische Monatschrift filr Offiziere aller Waffen, mai 1907.
(2) Veltzés Armée -Almanacli.
s'était surtout portée sur l'artillerie de campagne, qui aurait eu seule à entrer en action dans les plaines de Galicie et de Pologne. Du jour où les préoccupations se dirigèrent vers la frontière italienne, on s'aperçut de la nécessité d'augmenter le nombre des batteries de montagne.
Toutefois, en Autriche-Hongrie, l'impossibilité d'obtenir du Parlement une augmentation du contingent rend très difficile la constitution de nouvelles unités. Cette question, devenue une question politique, dépend, d'une façon presque exclusive, du bon vouloir du Parlement hongrois.
En 1906 et en 1907, la presse autrichienne avait signalé l'existence de cinq batteries-cadres de montagne, dans le Tyrol ou en Carinthie. Le système d'unitéscadres est très usité en Autriche-Hongrie. Les deux landwehrs ne sont autre chose que des troupes-cadres qui se sont développées peu à peu. Cependant, aucun document officiel n'indiqua, jusqu'en 1908, de nouvelles batteries de montagne.
Lors de la réorganisation de l'artillerie, au printemps de 1908, le nombre des batteries de montagne, dans le Tyrol, en Carinthie ou en Dalmatie, a été presque doublé. De 8, il est passé à 14 (1).
De plus, des exercices fréquents habituent les batteries de campagne stationnées dans la région alpine à parcourir, en montagne, des itinéraires difficiles sur des chemins muletiers et des sentiers.
Enfin, des expériences ont été faites avec des batteries d'obusiers lourds.
En 1905, quatre batteries d'obusiers de campagne de
(1) Deux de ces batteries sont montées et à voie étroite (l°%i3 au lieu de 1™,53). Elles sont armées en obusiers légers de 404 millimètres. Les douze autres batteries sont portées à dos de mulet. Leur arme-
15 centimètres, à voie étroite (1) ont été organisées pour les manœuvres du 14^ corps. « La guerre russo-japonaise venait de prouver l'urgence de l'adoption d'une
pièce lourde de campagne Les expériences faites
avec un obusier de IS centimètres à voie étroite montrèrent l'importance qu'attribuait à cette question le feldzeugmeister Kropatschek, inspecteur général de l'artillerie L'Autriche-Hongrie avait du reste un besoin
très pressant d'une pièce de ce genre, en raison du caractère particulier des fortifications de montagne sur la frontière italienne (2). »
Mitrailleuses.
Après cinq années d'essais, les détachements de mitrailleuses ont été définitivement organisés en 1908.
Chaque régiment d'infanterie ou de chasseurs tyroliens, chaque bataillon de chasseurs possède maintenant un détachement de deux mitrailleuses. Dans les quatre régiments alpins, il y a quatre mitrailleuses, non par régiment, mais par bataillon.
ment est coDstitué par le canon de montagne de 72°^™, 5. Les caractéristiques principales de ces deux pièces sont les suivantes :
Canon de 72nini,5. Obusier de lOimm.
,,., . .,. , (Obus )^^, ,, (290 mètres.
Vitesse initiale. ] „, , [304 mètres < ^„„ .,
( Shrapnel ) (303 mètres.
Poids du pro-rObus "i ri/i'^^,300.
jectile ( Shrapnel j ^' ( 12^^,695.
, ^, . (Tir fusant ) , ^.^ ,, (5,Ô00mètres,
Portée maxima. { ^. ^ ^ ^4,800 mètres {/..aa ^l
( Tir percutant ) ' (6,100 mètres.
{Waffenlehre, Korzen et Kûhn, Vienne).
(1) Gesobusiers tirent un obus explosif de 39 kilogrammes, contenant 6 kilogrammes d'écrasite, un shrapnel de 37 kilogrammes, renfermant 380 balles et une boîte à mitraille. Leur portée maxima est de 6,000 mètres {Schvjeizerische Monatsdirift, loc. cit.).
(2) Militàr-Wochenblatt, ll>ai 1907.
Aucune voiture, aucun caisson, n'entre dans la composition de ces unités. Elles peuvent donc, dans les Alpes, passer partout, comme les batteries de montagne (1).
Pionniers. — Train des équipages.
Il n'existe pas d'unités alpines de pionniers. Les compagnies affectées à des formations de montagne sont organisées en temps de guerre de façon que chaque section puisse agir isolément.
Les moyens de transport de tous les corps ou éléments destinés à la guerre de montagne sont constitués, soit uniquement avec des animaux de bât (type normal), soit, partie avec des voitures, partie avec des animaux de bât, (type mixte).
L'organisation normale répond aux nécessités d'une guerre dans des régions inaccessibles aux voitures ; l'organisation mixte est prévue pour le cas où les voitures peuvent arriver jusqu'à une certaine distance des troupes.
Le 14^ corps possède, en temps de paix, à Innsbrûck, quatre cadres pour former, à la mobilisation, des escadrons du train de montagne (2).
Chaque escadron se divise en deux pelotons commandés par un officier. Le peloton comprend deux
(1) L'effectif de paix comprend, pour les détachements de 2 mitrailleuses, 1 officier, 12 ou 14 hommes, 5 mulets (les deux détachements des deux régiments de landwehr de Dalmatie comptent 1 officier, 26 hommes, 12 mulets); pour ceux de 4 mitrailleuses, 3 officiers et 46 hommes. D'après le projet de règlement de manœuvres de 1908, l'effectif de guerre des détachements de 2 pièces est de : 1 officier, 36 hommes, 20 mulets. Chaque pièce est approvisionnée à 10,000 cartouches.
(2) 1 officier, 15 sous-officiers et soldats, 1 cheval de selle, 8 animaux de bât pour chacun de ces cadres.
demi-pelotons. Chacun de ces derniers possède un nombre d'animaux de bât (50 en moyenne) correspondant aux besoins d'un bataillon, d'une compagnie de pionniers, de deux escadrons de cavalerie, d'une demi-section d'hôpital de campagne, d'une demi-ambulance divisionnaire (1).
Services : télégraphie, artillerie^ santé, intendance.
Le service télégraphique est assuré par des détachements (un par division de montagne) et des patrouilles de télégraphistes et téléphonistes (une par brigade de montagne). Les premiers sont formés par le régiment des chemins de fer et des télégraphes, les secondes par les corps d'infanterie. Leur matériel est porté à dos d'animaux. Chaque détachement se partage en un certain nombre de sections qui peuvent être employées isolément, chaque patrouille en quatre groupes : trois téléphoniques et un optique (2).
Le rôle du détachement est de relier la division avec
(1) Nombre d'animaux de bât, du train, afifectés à chaque unité pour son train de combat et son train régiraentaire :
Bataillon d'infanterie ou de chasseurs (14 de munitions, 2 d'outils, 1 de matériel sanitaire, 10 de
bagages, 28 de vivres, 4 haut-le-pied) 59
Escadron de cavalerie 22
Compagnie de pionniers (32 mulets pour l'outillage
technique) 58
Batterie de montagne 24
État-major de division 44
— de brigade 9
— de régiment d'infanterie 9
Ambulance divisionnaire 116
Hôpital de campagne 58
(Schmidt, Taktisches Handbuch).
(2) Chaque groupe téléphonique dispose de deux postes et de 24 kilo-
le commandement supérieur et avec les services de l'arrière, celui de la patrouille, de relier la brigade à la division et d'établir, dans le rayon d'action de la brigade, les communications nécessaires.
En montagne, chaque division reçoit un parc de munitions. Il est divisible en un certain nombre de sections. Chacune peut être affectée à une brigade isolée. Elle porte des munitions d'artillerie, d'infanterie, de cavalerie, des explosifs et du matériel pour les réparations. Les munitions et le matériel sont chargés sur des animaux de bât ou sur des voitures. Il existe aussi des dépôts de munitions de montagne qui doivent ravitailler les parcs divisionnaires (1).
Le nombre des brancardiers de bataillon est doublé. De plus, chaque bataillon possède un mulet chargé de matériel sanitaire. Il peut ainsi installer un poste de secours auxiliaire. Chaque division ou brigade de montagne comprend, en outre, une ambulance (2).
Des hôpitaux de campagne peuvent aussi être utilisés ; ils reçoivent, dans ce cas, un échelon de mulets. Chaque demi-section d'hôpital est alors constituée de façon à
mètres de câble, dont 16 pour le téléphone et 8 pour le télégraphe. Le groupe optique dispose de cinq postes. L'effectif de la patrouille de télégraphie est de : 1 officier, 50 hommes, 40 animaux.
(1) Approvisionnement des corps en munitions pour la guerre de montagne :
r f . • i Sur l'homme 120 cartouches.
( Train de combat 30 —
Batterie de montagne 112 coups.
— de campagne à voie étroite 96 —
(Glûckmann, Heerwesen.)
(2) Cette ambulance comprend 2 sections avec un poste de secours, un échelon de voitures pour blessés, une réserve de matériel sanitaire, en 4 sections, une section sanitaire de l'Ordre teutooique, éventuellement des sections de transport de blessés de la Croix-Rouge hongroise. Elle dispose de 116 animaux de bât et de 20 voitures.
pouvoir transporter 100 malade?. « Comme cette organisation exige beaucoup de personnel et une longue colonne de mulets, elle n'est utilisée que lorsque les troupes ont à franchir des régions montagneuses dépourvues de chemins {\). »
En ce qui concerne l'alimentation, les troupes ont avec elles 4 jours de vivres (2) ; de plus, chaque division dispose d'un convoi d'animaux de bât qui porte 7 jours de vivres (3) et, éventuellement, de boulangeries de campagne (4), ainsi que de dépôts de bétail.
Brigades et divisions de montagne.
Les grandes unités ont, par suite, en montagne, la composition suivante :
1*^ Brigade de montagne :
État-major :
4 à 5 bataillons d'infanterie, avec des détachements de mitrailleuses; 1 batterie de montagne ; \ patrouille de télégraphie de montagne ; 1 escadron du train de montagne.
2° Division de montagne :
a) Quartier général.
h) Troupes.