DIAGNOSTIC : DILATATION DES BRONCUES
1 affection siège surtout au niveau des lobes inférieurs Mais dans la dilatation des bronches la fièvre existe rarement ou d une manière très passagère, l’embonpoint se conserve ; d’ailleurs 1 expectoration est très abondante, elle s’opère par crises, par secousses rapprochées, ou encore les mucosités remontent comme par flots et sont rejetées presque sans efforts. Ces données suffiraient sans doute pour conduire au diagnostic II peut arriver cependant quelquefois que dans les cas de dilatation des bionches, tout comme dans la pneumonie chronique auscultation fasse constater, au niveau des parties malades’ une absence complète de bruit respiratoire-- . Mais c’est là,’ en pareil cas, un phénomène tout passager; et pour peu que le malade fasse quelques efforts de toux, on peut voir presque aussitôt succéder au silence le plus absolu, le souffle bronchique le plus intense: pareille chose n’arrive point, suivant le docteur Rapp», quand le parenchyme pulmonaire, au lieu d être simplement affaissé, comme cela se voit dans la dilalalon bronchique, se trouve considérablement induré, ainsique G B- B, leu dans la pnoumonie chronique.
c. Il serait sans doute fort difficile, dans certains cas donnés e ne point confondre la pneumonie chronique avec la pieuteste chronique partielle, en effet, dans l’une et l’autre cir-
corrflèT*] '! ^ “''sclue, et il peut y avoir absence
complète de bruit respiratoire normal ou anormal. La vibration
thoracique exagérée que M. Monneret a constatée dans plusieurs cas de pneumonie chronique pourrait être ici d’un grand secours, puisqu’elle n’appartient pas à la pleurésie. Mais il n est pas certain que l’exagération de la vibration se montre dans les cas de pneumonie où il y a absence de bruit respira-
Uapp. — Wurzb. Verhandl., Bd. 1.
DE LA ]>NEUM0M1E CHHONIOUE
loire, el l’on peut tout au moins élever des doutes à cet égard : dans les cas où la vibration exagérée a été notée jusqu’à présent, il y avait du souffle bronchique et de la bronchophonie intenses. Quoi qu’il en soit, les symptômes généraux ont, dans la pneumonie chronique, une importance et un caractère de gravité tout autres que dans la pleurésie paitielle, et cela pourrait peut-être suffire, les circonstances aidant, à décider le diagnostic.
D. L’histoire clinique de la carnisation qui se développe quelquefois comme conséquence des pneumonies catarrhales à lente évolution, est encore toute à faire. Dans les cas très peu nombreux d’ailleurs où cette affection a été observée, elle avait simulé la phtisie pulmonaire L II serait impossible, quant à présent, d’indiquer les caractères à l’aide desquels on pourrait la distinguer de la pneumonie chronique proprement dite. Si cependant l’affection s’était développée à la suite d’une fièvre éruptive (rougeole) ou d’une fièvre typhoïde, l’idée de carnisation devrait peut-être plutôt venir à l’esprit que celle d’une pneumonie chronique.
E. Une affection d’ailleurs fort rare, Vmfiltration cancéreuse du poumon, pourrait encore, au point de vue du diagnostic, être mise en parallèle avec l’induration de la pneumonie chronique. Yoici d’abord les traits de ressemblance. Dans le cas de cancer, aussi bien que dans la pneumonie, la percussion donne un son mat dans le côté affecté, en même temps que l’auscultation fait percevoir une respiration diffuse et faible. Plus tard, lorsque la matière cancéreuse s’élimine en partie, la percussion devient plus claire, un peu amphorique, et l’on entend une respiration caverneuse avec râles muqueux et caverneux. Les crachats peuvent alors être rendus fétides
' Legendre. — Maladies de l’enfance, p. 233.
ÉTIOLOGIE
pai- rexistence d’une gangrène circonscrite dans le poumon. ^üici maintenant des symplômes qui n’appartiennent guère qn au cancer' : hémoptysies très fréquentes, dyspnée souvent très intense, douleur pectorale quelquefois très prononcée. Par suite de la gêne que le dépôt cancéreux apporte à la circulation veineuse, il y a dilatation des veines superficielles et œdème partiel des parois thoraciques; puis, en dernier lieu,
les symptômes de la cachexie cancéreuse se manifestent dans toute leur intensité.
^ ÉiioLOGiE. En ce qui concerne l’étiologie de la pneumonie chronique, on en est à peu près réduit à des conjectures. Un a dit souvent que la pneumonie aiguë avait cette fâcheuse issue, lorsque le traitement avait été mal dirigé, et que surtout on n avait pas assez insisté sur la médication antiphlogistique ■ mais on peut faire remarquer à ce sujet que fort souvent, prinl cipaiement dans ces dernières années, les pneiimomies aiguës ont ele abandonnées à elles-mê, nés, ou tout au plus traitées pardes moyens qui équivalent à peu près à l’expectation pure Cependant on ne les a pas vues, pour cela, passerplus communemenl a 1 état chronique. Lorsque la pneumonie aiguë passe a cironique, c est surtout, sans doute, parce qu’elle rencontre dansl’organisme du sujet qu’elle atteint des circonstances particulières propres à la développer, à la li,xcr. La faiesse rte la constitution, par exemple, pourra produire ce rélat comme lont vu Requin et M. le professeur Grisolle L existence d un état cachectique, déterminé pardes maladies anteneures ou même en pleine activité. paraU avoir arsi^ne er ame influence. Ainsi, suivant le professeur lleschl ■ l’mation pulmonaire (pneumonie chronique), rare à Vienne,
sçri a-:, •"
tlrirr Uiuien-lnduration {P.e,. IVrrwj. s, ’isss),
Charcot. Œuvres complètes, r. v, Poumons.
1^-.,-) r»E LA PNEUMONIE CllUONlQUE
sLMiionLre assez fréquemmeiil, au coiiLraii-e, à Ci-acovie. Là, elle alleint presque exclusivement des individus dominés par nnüuence palustre, et qui, à la suite de fièvres intermittentes de longue durée, ont contracté des engorgements s[)léniques ou bép'aliques, avec ou sans hydropisie et dégénération rénale. Briglit paraît avoir rencontré quelquefois la pneumonie chronique chez des individus atteints d’albuminurie avec néphrite albumineuse L Suivant Magnus lluss on rencontre, assez fréquemment, chez les ivrognes de profession, des indurations pulmonaires qu’il faut rapporter à une phlegmasie chronique. — La syphilis doit-elle figurer parmi les conditions possibles du développement de la pneumonie chronique? Cela n’est rien moins que démontré. Notons cependant que parmi les observations rassemblées par M. le docteur Lagneau, dans sa thèse Sur les affections pulmonaires causées ou influencées par la syphiUs\ il en est deux, malheureusement fort incomplètes, qui rappellent quelques-uns des traits de la pneumonie chronique. Dans ces deux cas, les symptômes thoraciques ont paru être influencés favorablement par le traitement <;pécifique. On trouve encore, dansla2“ édition du Iraile des maladies vénériennes l’observation d’une personne
atteinte de syphilis qui succomba à la suite d’accidents thoraciques. Âl’autopsie, on trouva une induration d’un gris bleuâtre, autour des ramifications bronchiques du lobe inférieur du poumon. Il n’y avait aucune trace d’ulcérations dans les bronches. On a invoqué encore, mais sans preuves suffisantes, m-fiuence des maladies organiques du cœur, principalemen
■ „a,er. - f
n avoii’ rencontre pour son compte ou i nie lobulaire ou lobaire aiguë.
- Alcoolismes cln-üiücus. Stockholm, -, . , ,j .Ae des Annales
tu ■ Qo kk I ’nnp de ces observations est iiicc uco
Pans, 18ol,obs. 39, 44. ue ^
de ta médecine physioloiuque, t. VII, p. a b, , , . , eniuruntêc à
le titre de Vneumoaie chronique réputée cenerienne; ImUe est empru
un travail de William Jlunk (^Lond. vied. Gaz.,
l’UONOSTIC; TllÉRAPt:UTIOUE 163
cellü des rélrécissements ou des insuffisances de la valvule nulrale. Peut-ôlre dans ces cas-là s’agissait-il d’une simple carnification, et non pas d’une pneumonie chronique vraie. Quant à présent, cette maladie a été observée surtout chez 1 adulte ; elle paraît être très rare dans l’enfance (Barthez et Rilliet, Bouclîut). Quelques auteurs la disent plus commune dans la vieillesse qu’à toute autre époque delà vie; cela est possible, mais il ne paraît pas encore démontré qu’il en soit réellement ainsi.
1 uoNosTic. de l’aveu de tous les auteurs; Re-
quin raeltait même en doule que la pneumonie chronique fût susceptible de se résoudre, pour peu qu’elle eût une certaine étendue. On peut espérer que, lorsque la maladie aura etc plus étudiée, et qu’on sera parvenu à la reconnaître dans ses premiers développements, il sera possible d’enrayer sa marche progressive. Les e,veraples de guérison qu’on cite
jusqu’à présent n’apparlieiinentpoiiit, pour la plupart, à la
forme chronique proprement dite ; ce sont des cas de pneumonie aiguë à lente évolution ou dans lesquels la résolution a Ote tardive, mais qui n’avaient jamais, à proprement parler dépouillé les caractères de l’état aigu.
TiiÉnAraimoui!. — S’il s’agissait d’un cas de date récente s il était domié, par exemple, d’assister au passage de la pneumonie aiguë à l’état chronique, on pourrait peut-être les for ces du suiet le permettant, tenter la médication antiphloc-istiqiie locale; on pourrait encore administrer le tartre sMbié mais surtout insister sur l’application de larges vésicatoires ^trle côte affecté. -Lorsque l’état chronique est constitué même indication de la médication révulsive et notamment dé
1 omp 01 d un ou de plusieurs cautères sur la poitrine, ou en- '0 un arge séton.— L’élal des forces dans une maladie