‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 3)Chapitre 23 sur 101 · DE LA PESTE · texte numérisé non relu

DE LA PESTE

De la peste.

Bibliographie. — Littré. (Rëpert. général, t. XXIV, 1841, art. Peste). — » Les médecins qui se sont occupés de l’histoire de la peste ont générale- » ment, quand ils ont distingué la vraie peste de toutes les maladies qualiîées de pestilentielles par les écrivains médicaux ou autres, considéré » cette maladie comme récente, comparativement, et ils en ont fixé la » première irruption parmi les hommes à l’époque de la formidable épi- » demie qui dévasta le monde connu dans le VR siècle de l’ère chrétienne.

Mais cette opinion ne peut plus se soutenir depuis la publication d’un » fragment de Rufus, conservé dans un livre inédit d’Oribase. On y lit : « Le ” bubon dlt Rufus> qui, pour des causes manifestes et les premières venues -• se développe au cou, aux aisselles et aux cuisses, est avec fièvre ou sans » fievre. Nécessairement la fièvre qui se joint à un bubon est accompagnée » de frisson ; si rien ne s’y associe, il est aisé de la faire cesser sans dan- » ger... Mais les bubons appelés pestilentiels sont les plus dangereux et les plus aigus, tels qu’on les voit surtout dans la Lybie, l’Egypte et la Syrie » et dont a fait mention Denys surnommé Kyrtus. Dioscoride et Posidonius s en sont surtout occupés au sujet de la peste qui régna en Lybie. Ils » c ‘sent que dans cette peste il y avait une fièvre aiguë, de la douleur, une » tension de tout le corps, du délire, et le développement de bubons volu-

” durS’ ,Ct qm ne vcnaient Pas à suppuration. Ces bubons se for-

» maient non-seulement dans les lieux ordinaires, mais encore aux jarrets » et aux coudes. » ( Classicorum auctorum e Vaticanis codicibus, t IV cu- » rante A. Maio, in-S», Romæ, 1831, p. il.) Rufus d’Ephèse, qui nous a con- » serve ces details, vivait sous Trajan qui régna de 98 à 117 ans après I -G ” lui I"ed.ecins1 Uenys> Dioscoride et Posidonius lui sont antérieurs Les » détails dans lesquels entre Rufus, la fièvre, le délire, les bubons dans les » lieux ordinaires, c est-a-dire aux aines et aux aisselles, la forme énidé -- inique de la maladie, la contrée où elle régnait (Egypte, Syrie et I ibyeï » tout cela prouve sans réplique qu’il s’agit véritablement de la nisle

- orientale, de la poste à bubons. Ainsi, il demeure établi V P? 1

- rce„é <16. avant le P< siècle de Pere chrétienne et tuïkîZs STj

» plus possible ( assirrnpp claie l .. ’ 4 UBb 101S’ 11 0 eSt

MALADIES INFECTIEUSES

cité plus bas, pièces et documents, n"> I, p. 232.). — Papou, ci-devant Historiographie de Provence. — De la peste ou époques mémorables de ce fléau et les moyens de s'en préserver , 2 vol. in-8", Paris, an VIII. — Ilecker, Der schwarze Tod im vierzehnten Jahrhundert. Berlin, 1832. in-8° (histoire de la peste noire). — Hirsch, Die Indische Pest und der schwarze Tod. F.ine historich-pathologische Schizze (dans Virchow, Archiv. fur pathol. Anal., 5» vol., n° 508). L’auteur compare à la grande peste du XIV siècle la lièvre à bubons qui a sévi à plusieurs reprises, de 1817 à 183S, sous forme épidémique, dans diverses contrées de l’Indoustan, dans la province de Guzarate en particulier, et qui a été désignée par les auteurs anglais sous le nom de Peste de Pâli ( Pali-Plagne ). Massa, De febre pestilentiali, pelechiis, variolis, et apos tematibus pestilentialibus , etc., Venise 1540, in-4°. — Mercurialis De pestilentia lectiones , Venise, 1577, in-4°, ’lractatus de masculis pestiferis, etc. Padoue. 1580, in-4°. -- Prosper Alpin, De medicina JÈgyptiorum libri IV. Paris, 1645, cap. XIV XVIII. — Forestus, ( observationum et curationum medicinalium ac chirurgicarum , etc. Bouen, 1653, în-fol.). T. 1 lib, VI, obs. IX. De peste Delphensi admodum famosa, Histoire générale de la peste qui a sévi Llelft de L>57 à 1558. — Obs. X à XIV. Symptomatologie et diagnostic. — Dans la scolie de l’observation XI, Forestus distingue nettement deux formes de peste. Dans l’une de ces formes, la lièvre pestilentielle est accompagnée de signes extérieurs, tels que bubons, charbons ou pétéchies ( pestilens febris comitata). Dans l’autre, ces signes extérieurs font défaut ( pestilens febris incomitata). Obs XVI-XVII. Thérapeutique obs. XVIII-XIX. Observations particulières. — Diemerbrœck, De la peste, libri IV, Amsterdam, 1665, in-4° (Description de la peste de Nimègue de i63ti). — Sydenham, (Opéra medica. Genève, 1737, in-4°). T. I, sect. II, cap. 2. Febris pestilentialis et pestis annorum 1665 et 1666.— Ghicoyneau, Verny et Soulier. — Observations et réflexions touchant la nature, Les événements et le traitement de la peste de Marseille, Lyon, 1721, in- 1 2. — Dcidier, (Consultations et observations médicales, Paris 1744.) T. III, p. 253 et suiv. Expériences faites sur des animaux vivants avec la bile des pestiférés ; curieux résultats obtenus de ces expériences. — Chirac, Traité des fièvres malignes, etc. Paris, 1742, in-12. — Chenot, Tract atus de peste, Vienne, 1766. — De Ilaen, (Patio medendi, t. VIII, part, XIV, cap. II, III, IV, Paris 1774, in-12). — Samoilowitz, Mémoire sur la peste qui, en 1771, ravagea l'empire de Russie, surtout Moscou la capitale, etc. Paris, Pétersbourg, et Moscou, 1783, in-8°. — Mémoire sur l'inoculation de la peste, etc. Strasbourg et Paris, 1782, in-8. — De Mertens, Traité de la peste, contenant V histoire de celle qui a régné à Moscou, en 1771. — Vienne, et Strasbourg, en 1784. — p. 64, Comparaison de la peste avec la petite vérole, — Observationes médicæ de febribus putridis, de peste, nonnullisque al iis morbis, Vienne, 1778, in-8. — Desgenettes, Histoire médicale de l’armée d’Orient, Paris, an X, in-8. — Larrey, Relation historique et chirurgicale de l’expédition de l’armée d’Orient en Egypte et en Syrie, Paris, 1803, in-8. — Morea, Storia délia peste di Noja, Naples, 1817, in-8. — Seidlitz, Beitrag zür Geschichte des Feldzugesin der Türkei in den Jahren, 1828 und 9 in medizinischer Hinsicht. (Dans Mediz. prak Abhandl. von Deutsehen in Russland leb. Aerzlen, 1835, t. I. p. 44.) — Ueber die Pest, welche 1829 in dem russischen Militiirhospitale zu Adrianopel herrschte, etc. (Ibid, p. 169.) — Schlusswort, etc. (Ibid, p. 203.) — Extrait des notices de M. le docteur Seidlitz, professeur de l’Ecole de Médecine de Saint-Pétersbourg, sur la peste qui a régné dans l'armée russe en 1828-29, par M. le docteur U. G. lîussemacker. (Dans le rapport cité plus bas, n° 3, p. 254.) — Lachaise, Note sur la peste observée en Egypte, en 1833 (in Bullet. de l'Acad. roy. de mêd. 1836, t. I, p. 354). —

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