‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 4)Chapitre 38 sur 73 · FIBRES A LONG ET A COURT TRAJET · texte numérisé non relu

FIBRES A LONG ET A COURT TRAJET

descendante); pj les faisceaux de Goll (dégénération ascendante) ; y) les faisceaux cérébelleux directs (dégénération ascendante) .

B. D'autres faisceaux sont constitués par des fibres cour-

Fif/. 75. ~ A, faisceaux antérieurs. — B, faisceaux postérieurs. — R, circonvolutions rolandiques. — G, cervelet. — Ra, racines antérieures. -- Rp, racines postérieures. — F, faisceau pyramidal. — Fc, fibres intrinsèques centrifuges (cordons antérieurs).— K, fibres extrinsèques centripètes (faisceau cérébelleux direct). — Fp, fibres intrinsèques centripètes (faisceau de Burdach). - G, fibres longues postérieures (cordon de Goll).

tes. De ce nombre sont : «) lés faisceaux antéro-latéraux, ou mieux, ce qui reste de ces faisceaux quand on fait abstraction des faisceaux pyramidaux et des faisceaux cérébelleux directs. Ils dégénèrent de haut en bas ; les fibres propres des fais-

^«4. CELLULES KINÉSODIQUES ET /ESTIIÉSODIQUES

ceaux de Burdach, et celles-ci dégénèrent de bas en haut. Dans les deux cas, la dégénération Q^i à court trajet.

Si, maintenant, munis de ces données nous envisageons la constitution de la moelle tout entière, nous pouvons construire un schéma (Fig. 75;, qui ne s'éloigne pas, d'ailleurs, notablement de celui qu'avait exposé M. Bouchard, dans le travail auquel je vous ai déjà plusieurs fois renvoyés.

La moelle épinière peut être considérée comme constituée essentiellement par un axe gris autour duquel sont groupées toutes les autres parties. Les parties fondamentales de cet axe, c'est-à-dire les éléments cellulaires ganglionnaires, sont les unes motrices ou kinésodiques ; les autres, destinées à la transmission des impressions sensitives ou œsthésodiques. Ces deux sortes d'éléments sont, du reste, reliés entre eux de mille façons, par l'intermédiaire — pense-t-on — d'un réseau nerveux. Quoiqu'il en soit, l'axe gris donne naissance, en avant, aux racines antérieures qui sont en connexion directe avec les cellules des cornes antérieures, par l'intermédiaire du prolongement de Deiters. D'un autre côté, les racines postérieures sont en relation avec les cellules œsthésodiques.

Mais la moelle, ainsi compliquée dans sa structure, est ainsi encore fort incomplète. Il s'agit d'indiquer la relation de l'axe gris avec les divers faisceaux de fibres blanches, qui composent le manteau. 11 y a lieu de considérer ici, successivement, les faisceaux antéro-latéraux et les faisceaux postérieurs. Nous commencerons par ces derniers.

Parmi les faisceaux qui composent les cordons postérieurs, les uns peuvent être dits intrinsèques, les autres extrinsèques (j'emploie la nomenclature proposée par M. Bouchard), Les intrinsèques se ramènent à deux groupes : 1" dans les faisceaux de Burdach, les fibres intrinsèques sont des commissures courtes qui mettent en communication les cellules œsthésodiques dans toute la hauteur de la moelle. Chacune de

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