Wunderlich. — Pathol. und Thérapie, t. IV, p
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tombe au-dessous du taux normal (1). Enfin Jes rechutes sont ici plutôt lu règle que l'exception.
Il nous reste à discuter une question qui a été diversement résolue suivant les auteurs. La fièvre est-elle subordonnée aux artliropatliies? est-elle, au contraire, indépendante de toute lésion locale ?
Il est certain que la fièvre peut souvent persister lorsque les artliropatliies ont entièrement disparu ; mais elle est presque toujours entretenue, en pareil cas, par quelque affection viscérale latente : une endocardite, une péricardite, par exemple.
La fièvre peut aussi précéder les accidents qui se développent du côté des jointures ; mais ici encore, elle est souvent (nous ne disons pas toujours) motivée par une de ces lésions viscérales qui précèdent quelquefois les manifestations articulaires du rhumatisme.
Toujours est-il que souvent le mouvement fébrile est d'une haute intensité lorsque le nombre des jointures malades est peu considérable. Il y a donc là un élément inconnu qui nous échappe, et qui semble presque justifier l'opinion de Graves. Todd et Fuller, pour lesquels la fièvre est primitive dans le rhumatisme, et non consécutive,
Nous venons d'envisager la fièvre rhumatismale à un point de vue général. Passons maintenant à l'étude des détails, et occupons-nous des phénomènes accessoires de l'état fébrile.
Le pouls, dont la fréquence, d'après M. Louis (2), ne dépasse pas 90 à 100 pulsations par minute, offre des caractères spéciaux qui ne se rencontrent pas au même degré dans d'autres maladies fébriles. L'artère est volumineuse comme dans certains cas d'anémie, d'après MM. Monneret, Todd,