Gerlach, — In Stricker^s Handbuch, t. II, p
SYMPTOMES IIÉCURRENTS
veuses, soit entre elles, soit avec les filets nerveux des racines, tant antérieures que postérieures. Mais il importe de ne jamais confondre l'anatomie problématique avec l'anatomie réelle : ce sont choses toutes différentes.
Il est un autre point relatif, cette fois, à l'anatomie et a la physiologie pathologiques de la sclérose des cordons postérieurs, que le manque de temps m'a forcé de passer sous silence, et qui, je le crois, mérite cependant quelques développements.
Je vous rappellerai. Messieurs, que, dans le cas de dégénération ascendante consécutive à une lésion partielle de la moeUe dorsale (myélite partielle primitive ou liée au mal de Pott, tumeurs comprimant la moelle dorsale), les cordons postérieurs sont affectés de sclérose dans toute leur étendue en hauteur, jusqu'au voisinage du bulbe; et cependant, dans les cas de ce genre, les symptômes ataxiques font absolument défaut dans les membres supérieurs, au moins dans l'immense majorité des cas.
Il y a, néanmoins, des exceptions à la règle, et ceci m'amène à vous dire quelques mots de ce qu'on pourrait appeler, en pathologie spinale, les symptômes récurrents ou rétrogrades, symptômes bien connus de Marshall Hall, qui les rattachait, sans plus s'expliquer, à une action rétrograde. {Rétrograde action in spinal Diseases. — Dérangements of the nervous System, p. 238.)
L'auteur, qui, le premier, paraît avoir été frappé des faits de cet ordre, est, si je ne me trompe, M. Louis'. Un sujet atteint de carie des vertèbres dorsales avait présenté, outre
1. Mém. sur Vétat ds la moelle épinièfe dans la carie vertébrale, in Mém. et Bech. anat. path. sur diverses maladies. Psnis, 1826.