‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource]Chapitre 13 sur 213 · ATAXIE LOCOMOTRICE : TYPE CLASSIQUE · texte numérisé non relu

ATAXIE LOCOMOTRICE : TYPE CLASSIQUE

principalement lorsque cette lésion siège vtrès haut, au voisinage du renflement cervical par exemple, une sclérose plus ou moins prononcée de la région postérieure des cordons latéraux. Cette sclérose latérale ascendante reste le plus souvent rudimentaire, et ne détermine alors aucun symptôme ; mais elle peut, dans certains cas, s'accuser à un haut degré, et remonter jusqu'au bulbe, principalement, je le répète, lorsque la lésion partielle primitive occupe les parties supérieures de la région dorsale, Or, la paralysie des membres supérieurs, tôt ou tard suivie d'une contracture, est un symptôme lié à la sclérose fasciculée latérale occupant le renflement cervical de la moelle épinière.

En résumé, lorsque la sclérose secondaire ascendante demeure, comme c'est la règle, limitée aux faisceaux médians des cordons postérieurs, on n'observe dans les membres supérieurs ni paralysie, ni contracture, ni mouvements ataxiques. — Si, au contraire, les bandelettes externes sont envahies, les membres supérieurs seront atteints d'incoordination motrice. Enfin, la paralysie et la contracture apparaîtraient dans les cas où la sclérose consécutive occuperait, à un haut degré, les cordons latéraux dans toute la hauteur du renflement cervical de la moelle épinière.

Il est temps, Messieurs, d'aborder l'objet principal de cette conférence. Il s'agit, vous vous en souvenez, d'étudier avec vous quelques points peu connus ou insuffisamment connus, — je le crois du moins, — de l'histoire clinique de Tataxie locomotrice progressive.

Si les cas qui vont nous occuper s'éloignent tous, à des degrés divers, du type vulgaire, ils s'y rapportent tous cependant par quelques traits essentiels qui ne font jamais défaut

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