SCÈNE XTI
les précédents ; BARENTIN, portant les châles de Malvinaetde Marie, et le manteaude M. Dubreuil.
barentin, entrant et les voyant ainsi yroupés. Pardon de déranger un groupe de famille. Voici l'heure de la chasse, etj'apportais à ces dames leurs chapeaux et leurs châles, ainsi que le manteau de M. Dubreuil.
dubreuil. Ah! Monsieur...
barentin. Non, vraiment, les derniers jours d'avril sont encore très-froids, et nous ne voudrions pas qu'une partie de plaisir devînt pour nous un sujet d'alarmes. (Passant auprès d1 Arved, qu'il salue.) J'apprends à l'instant, parCatherine, votrenouveau grade, général, dont je vous félicite, ainsi que de votre heureux retour dans vos foyers.
dubreuil, à Arved. C'est M. de Barentin. (Marie passe à la gauche de Malvina.)
malvina. Un ami de la famille.
barentin. Titre honorable, que bientôt, j'espère, vous daignerez confirmer. Epris de tout ce qui est I noble et généreux, je suis un ami de la gloire ; c'est déjà être le vôtre. Malheureusement je suis obligé de vous quitter, général, de partir dès demain.
malvina. Que dites-vous?
barentin. Une lettre importante que je reçois à l'instant de Paris...
dubreuil, bas, à Arved. C'est la mienne.
barentin. M'empêchera de cultiver une connaissance...
dubreuil. Qui était déjà bien avancée vous qui,
à l'armée, logiez sous la même tente que le comte Dubreuil...
barentin. Comment! le comte Dubreuil!..
marie. Vous nous l'avez dit.
barentin. Pardon, pardon; il y a erreur : le comte Dubreuil, dont je voulais parler, est celui qui a fait la campagne de Pologne. .C'est là que je l'ai connu ; et puis, dans l'armée il y a tant de braves, que l'on
peut aisément confondre Mais je crains que ces
dames ne fassent attendre ; car voici toute la société qui vient les chercher.