‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 147 sur 1121 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

COQUENET, sur le devant du théâtre; DE GU1BERT, MA- DAME DE SAVENAY, LUCIEN, RAYMOND.

madame de savenay, à Raymond. Enfin, Monsieur, comme j'ai toujours dit, et comme j'en étais sûre, nous avons donc la preuve évidente de toutes ces calomnies... M. Lucien me l'a attesté...

raymond, troublé. Oui... Madame... oui... à ne pouvoir en douter...

lucien , d'un air de triomphe, et s' adressant aussi à Raymond. Ah ! tu avais raison! tu disais bien qu'aux yeux de tous tu lui rendrais justice...

raymond, avec embarras. Certainement... oui, je l'ai dit, et je le répète... Mais dans ce moment etdevanttout le monde... je ne le peux.

i.ucien. Au contraire, c'est devant eux... devant les autres encore... (Il veut faire un pas vers le fond, Raymond le retient par la main.) Qu'as-tu donc?... toi que j'ai vu si hardi... si confiant... (Le regardant.) te voilà pâle et troublé... Hésiterais-tu? aurais-tu des doutes?,.

raymond. Des doutes... quand d'un mot... je peux lui rendre l'honneur... Oui, quoi qu'il arrive... (.4 part.) et fut-ce même aux dépens du mien... je le dois... (Il fait un pas en avant, de Guibert en fait un au-devant de lui, Raymond s'arrête.) Non, non... mon pauvre père!., il en mourrait... (A Lucien.) Plus tard... à toi seul... et d'ici là, si mon témoignage ne te suffit pas... (Montrant de Guibert.) voici la première cause de cette calomnie !..

lucien. Lui!..

raymond. Il sait mieux que personne combien elle est injuste... (Il sort et entre dans l'appartement à droite, où vient d'entrer le vicomte

Page 1