ACTE QUATRIÈME
L'appartement de la reine-mère dans le palais de Christianborg. Deux portes latérales. Porte secrète à gauche. A droite, up guéridon couvert d'un riche tapis.
LA REINE, seule, assise à droite , près du guéridon. Personne ! personne encore ! Je suis d'une inquiétude que chaque instant redouble, et je ne conçois rien à ce billet adressé par une main inconnue. (Lisant.) «Malgré le contre-ordre donné « par vous, un des conjurés a été arrêté hier soir, dans « l'hôtel de Falkenskield. C'est le jeune Éric Burkenstaff. « Voyez son père et faites-le agir, il n'y a pas de temps à « perdre. » Éric Burkenstaff arrêté connue conspirateur! 11 était donc des nôtres ! Pourquoi alors Koller ne m'en a-t-il lias prévenue? Depuis hier je ne l'ai pas vu; je ne sais pas ce qu'il devient. Pourvu que lui aussi ne soit pas compromis; lui, le seul ami sur lequel je puisse compter ; car je viens de voir le roi; je lui ai parlé, espérant m'en faire un appui; mais sa tête est plus faible que jamais : à peine s'il a pu me comprendre ou me reconnaître. Et ce jeune homme, intimidé parleurs menaces, comme les chefs delà conspiration, s'il me trahit... Mais Sun père! SOU pèrequi ne vient pas et qui maintenant est mon seul espoir! Je lui al fait dire do m'apporter les étoffes que je lui avais commandées, et il a dû me comprendre; car à présent notre sort,
ET RATON
nos intérêts sont les mêmes : c'est de notre accord que dépend le succès.
un huissier de la chambre, entrant. Messire Raton Burkenstaff, le marchand, demande à présenter des étoffes à Votre Majesté.
la reine, vivement. Qu'il entre ! qu'il entre !