‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 474 sur 1121 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ADÈLE, seule, assise et lisant, puis CRÉPONNE. adèle. Quel insipide roman '

créponne, entrant en courant. Madame, Madame ! bonne nouvelle ! M. Samson, notre propriétaire, arefusé à M. Rialto de lui renouveler le bail de votre appartement, parce qu'il est en marché pour vendre sa maison.

adèle. Vraiment? es-tu bien certaine de ce que tu me dis là?

créponne. Très-certaine, je le tiens de la portière. Ma dame, il faudrait tâcher de décider M. Rialto à vous acheter cette maison, parce que s'il venait à mourir ou échanger de manière de voir, elle vous resterait toujours.

adèle. 11 y a trois ans qu'il me promet qu'il en sera ainsi.

créponne. Il promet beaucoup, M. Rialto; c'est comme ce nouvel équipage...

adele. Ne m'en parle pas; tous les gens qui ont amassé leur argent à la Bourse sont faits ainsi, ma chère.

créponne. Vieux jaloux!

adèle. Ah! pour jaloux, il l'est à en mourir sur la place. Doit-il venir aujourd'hui?

créponne. Il m'a dit qu'il viendrait dîner, et s'il découvrait les assiduités de M. Hippolyte. Accueillir ainsi chez vous un tout jeune homme, sans raison, sans expérience... {Hippolyte entre.) Ah! le voici; comme il a l'air rêveur.

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