SCÈNE III
Les précédents, LÉOPOLD.
(Il entre par la porte du fond, passe entre les deux femmes et saisit l'argent qu'Adèle présente à Sophie.)
léopold. Je vous y prends donc!
adèle. 0 ciel !
Sophie. Mais, Monsieur...
léopold, mettant l'argent dans sa poche. Confisqué par mesure de police, et maintenant, Madame, de quoi s'agit-il et qu'y a-t-il pour votre service?
sophie. Je suis une ancienne amie d'Adèle.
léopold. Je n'aime pas les anciennes amies, et encore moins les nouvelles.
adèle. Mais madame Marini, dont je vous ai parlé quelquefois, était une femme du monde, du grand monde...
léopold. Raison de plus; elle vient ici vous faire des phrases, vous parler de morale, de vertu, enfin, vous donner de mauvais conseil-.
adèle. Vous vous trompez, Monsieur.
léopold. Je n'aime pas cela.
adele. Mais encore!..
léopold. Ass z; elle me fera plaisir de rester chez elle, et vous ici, c'est plus facile pour la sûreté des communications. Maintenant, je ne vous renvoie pas, mais j'ai à lui parler.
sophie. Il suffit, Monsieur, je me retire. Adieu, chère amie, je te reverrai dans un autre moment. (A part.) Dieu ! quelle horreur d'homme!
léopold. Je vous prie d'agréer mes respectueux hommages. (Au moment où elle est près de laporte du fond.) Mes excuses, si je ne vous reconduis pas. (Sophie sort.)