‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 654 sur 1121 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

BERNARD, CÔTÎNG, puis M. DUBREUIL.

coting, sortant du cabinet de M. Dubreuil et saluant. C'est très-bien, voilà qui est arrangé. (A Bernard.) Je suis payé, Monsieur, je vous salue et je m'esquive, car on m'attend. (// sort par le fond.)

bernard, regardant autour de lui. Qu'est-ce qu'il dit donc, qu'il est payé? c'est inutile, puisqu'il n'y a là personne.

m. dubreuil, sortant du cabinet. Eh bien! mon garçon, comment cela va-t-il?

bernard. A tïiêr veillé .; mais il faut convenir aussi que vous vous y entendez joliment; tous lesrincidents ont été disposés avec un art, surtout une progression, ce jockey d'abord, puis le tilbury, et enfin ce créancier que vous avez inventé, c'était le coup de maître.

m. dubreuil. Comment! que j'ai inventé? C'est charmant. 11 croit toujours que c'est pour rire. Apprenez. Monsieur, que cette invention-là m'a coûté cinq cents francs, ét qu'à la rigueur je devrais rabattre sur la dot. Mais ne parlons pas de cela. Tu es donc content de ton entretien?

bernard. Je suis dans l'enchantement; j'ai fait ma déclaration, et, à moins que l'habit que je porte lie me donne déjà de la fatuité, il me semble que je suis payé de retour.

it. dubreuil. Vraiment? eh bien! il ne faut pas perdre de temps, et porter les derniers coups. Tu aimes ma fille, tu en es aimé, c'est très-bien, je vais déranger tout cela.

bernard. Comment, Monsieur?

m. durreuil. Eh ! oui, je vais tout rompre.

bernard. Mais, monsieur Dubreuil, je ne souffrirai pas...

m. dubreuil. Et si tu me contraries, tu ne l'auras pas... Voici ma femme et ma fille, entre dans ce cabinet, écoute, ne dis mot, et lais-c-moi faire. (Bernard veut insister, Dubreuil le pousse dans le cabin l à droite et revient.)

LES ADIEUX AU COMPTOIR

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