‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 673 sur 1121 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les mêmes, PLUMCAKE, SCHOON.

schoon. Arrêtez, vous ne le pouvez pas.

timothée. C'est juste... je l'oubliais... je ne m'appartiens plus... je ne peux pas même me tuer.

japhet. Qu'est-ce que cela veut dire?

plumcake. Je vais vous i'expliquer... si Milord veut me le permettre. (Geste d'élonnement.) Oui, Mesdames, lord Ephelston, fils et héritier du duc de ce nom

ESTHER ET LA MARQUISE. Que dit-il?

schoon. Laissez-le achever.

plumcake. Vous m'aviezprié, en altérant ces preuves et ces actes, de transporter à M. Japhet votre fortune et vos titres.

japhet. Est-il possible?

plumcake. Supercherie louable et généreuse, Sans doute, mais, enfin, c'en était une... il y avait doute, et dans le doute la vertu s'abstient... j'ai été droit au respectable M. Schoon, qui m'a fait vivement sentir les dangers d'une substitution qui enlevait à vous un rang qui vous était dû... et à lui une riche clientèle qui lui appartenait déjà... il m'a menacé, dans l'intérêt delà vérité, de tout révéler ! alors, et dussiez-vous me blâmer... m'accabler de reproches, me retirer votre confiance...

japhet, vivement. Tu n'as rien fait ?

plumcake. Rien du tout...

japhet. Tu es un honnête homme. . . tu as eu raison !

timothée. Oui... puisqu'au lieu de le rendre heureux, je faisais son malheur et tu auras de même

les cent guinées promises.

japhet, Et ces cent autres que j'y ajoute !

plumcake. 0 vertu !.. j'ai donc eu raison de te préférer, puisque tu rapportes le double!..

japhet, parcourant, les papiers. Oui c'est bien

cela... oui, Tim est grand seigneur.

timothée. Ce ne sera pas pour longtemps... j'ai promis, j'ai signé... un lord n'a que sa parole... un lord doit être honnête homme, ce sera mon seul mérite, et j'y tiens... Le docteur Irving compte sur moi et m'attend... M. Schoon vous le dira.

schoon. Non, Milord... ce n'est plus possible... l'Académie a fait sur son remède un rapport défavorable, et l'autorité défend que demain l'expérience ensoit tentée.

estheiî, à Timothée. Ainsi, vous nous restez... ainsi

donc, et d'après ce que j'ai appris ce matin vous

êtes mon frère.

timothée, avec embarras. Ce n'est pas ma faute... etjeYous en demande pardon... j'aurais voulu vous donner mieux, mais on n'est pas son maître... on ne se fait pas soi-même.

japhet, lui frappant sur l épaule. C'est ce qui vous trompe... Milord... avec du travail, du temps, de la persévérance, tu deviendras digne du rang qui t'appartient et du nom que tu portes.

timothée. C'est possible... mais d'ici là vous m'aiderez à être grand seigneur. [A Japhet.) Tu me diras ce qu'il faudra dire à la Chambre... tu me feras mes discours.

plumcake. Ou bien, comme beaucoup d'autres, en ne parlant jamais...

timothée. C'est encore un moyen...

japhet, le prenant à part. Toi, qui sais tout... as-tu découvert quelque chose sur mon père?

timothée. Certainement. (Bas, à Plumcake, qui veut parler.) Tais-toi, tais-toi toujours. (Haut, à Japhet.) Ce n'est pas comme je l'espérais... un grand seigneur... ni un millionnaire.

japhet. Qu'importe, si c'était un honnête homme.

timothée. Oh ! de ce côté-là. (A part.) Il n'est plus là pour dire le contraire. (Haut.) Un brave homme, un ancien militaire, qui s'est distingué dans la carrière des armes !

plumcake, à part. Je crois bien! un maître d'armes.

timothée. Du reste, pas un schelling à la succession... mais tu n'en as pas besoin... oui, morbleu! vous avez voulu que je fusse un lord le chef de la famille, et comme tel, je veux que tu épouses ma sœur... avecqui j'entends partager également la fortune de mon père, qui est aussi le sien... n'importe à quel titre.

la marquise, vivement. Quoi, Monsieur?..

timothée. Ne parlons pas des autres parents... c'est inutile maintenant... personne ne les réclame ! restons comme nous sommes ; et sans bruit, sans éclat: goûtons, entre nous, dans notre intérieur, le bonheur de la famille, de l'amitié...

plumcake. Et de la vertu!., la meilleure de toutes les spécula. uns,

m de jai'hét.

LE BAL CHAMPETRE.

*»iAM)i, J'ai aperçu mademoiselle Anjélinc qui entrait dans une allée avec un grand jeune homme. Scène 7.

LE BAL CHAMPETRE

ou

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