‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 690 sur 1121 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

Les précédents, ANNETTE ; M. DURFORT, poursuivi par POUSSIF, Poussif est endimanclié.

m. durfort. A l'aide! au secours! arrêtez ce misérable ! il y a violation du droit des gens ; oser porter la main sur moi !

poussif. Oui, morbleu ! je t'apprendrai à aller sur mes brisées !

m. durfort. J'irai me plaindre au sous-préfet.

madame durfort. Eh ! Monsieur, il ne s'agit pas de cela, mais de me venger ; vous devez demander raison à Monsieur qui vient de m'insulter.

m. duisfort et reljambe, chacun de leur côté. C'est ça, encore une affaire! (En ce moment la contredanse est interrompue, et plusieurs personnes du bal s'avancent pour connaître le sujet de la dispute.)

pastourel, du haut de l'orchestre, et à haute voix. Eh bien! Messieurs, qu'es'. -ce que cela signifie? interrompre ainsi le bal.

angelina, levant les yeux en l'air et apercevant Pastourel. Qu'ai-je vu ? Pastourel !

annette, amanda, josëi'iiine et toinette, se pressant autour d'elle. Ah! mon Dieu, elle se trouve mal. (On la soutient; on lui fait respirer des sels.)

beljambe. Bravo ! il ne manquait plus que cela.

pastourel, toujours du haut de. ï 'orchestre. Arrêtez, arrêtez ; c'est, à moi, c'est au chef d'orchestre à rétablir l'harmonie ; un seul mot va vous mettre d'accord.

beljambe. Il fait bien de venir à mon secours, car je n'y étais plus.

pastourel, montrant Beljambe. Je suis l'ami, le confident de Monsieur, et je dois le prévenir qu'on s'est moqué de lui. Oui, mon cher, c'est moi qui vous l'ap-

LE BAL CHAMPÊTRE

AMANDA. Ah ! mon Dieu ! elle se Ircuve mal. — Scouo 16.

prends, moi, Pastourel, votre rival, le prétendu de mademoiselle Angelina,

beljambe. Qu'est-ce à dire? cette lettre que j'ai reçue...

annette et les autres. C'est nous qui l'avons écrite.

beljambe. Le bouquet que j'ai envoyé?

annette. C'est moi qui l'ai porté.

beljambe. Dieux ! quelle école ! Beljambe, mon ami, voilà un dimanche de perdu; par bonheur, il y en a cinquante-deux dans l'année.

madame durfort, à son marù Eh bien ! que dites-vous maintenant des bals champélres?

m. durfort. J'y renonce; et s'il faut être attrapé, autant ne pas sortir de chez soi, c'est plus commode.

annette, à Poussi'f. Vous voyez bien, Monsieur, que tout ça était pour rire, et que vous êtes un jaloux.

roussir. Taisez-vous, Mademoiselle, c'est vous qui vous êtes mêlée de toutes ces intrigues subalternes ; cl moi, j'aime qu'on aille droit son chemin ; dans notre état, nous ne connaissons que la grande route; ainsi, vous pouvez dès ce moment chercher un autre mari.

annette, pleurant. Ah! mon Dieu, qu'est-ce que je vais devenir?

toinette. Sois tranquille, nous te raccommoderons.

annette. Puisqu'il m'abandonne.

Joséphine. On dit ça, et l'on revient toujours.

angelina, à Pastourel. Ah! monsieur Pastourel, daignez-vous me pardonner un instant d'erreur dont je suis bien revenue?

pastourel. Les artistes n'ont pas de rancune : tout est oublié, je retrouve mon bien; que chacun reprenne sa place, et achevons la contredanse, VAUDEVILLE.

Air de M. Adam.

CHOEUR

Livrons-nous à la danse, Profitons des instants :

Déjà l'hiver s'avance.

Pour chasser le printemps.

premier couplet.

Joséphine, à Annette.

Il reviendra, ma chère, Cesse de l'attrister;

LE BAL CHAMPÊTRE

Les hommes ont beau faire.

On ne peut éviter...

pastourel, du haut de l'orchestre. La chaîne des dames.

CHOEUR

Livrons-nous, etc...

DEUXIÈME COUPLET

ANGELINA

On croit en mariage N'avoir que cl'hcurrtix jours; Par malheur en ménage Les époux sont toujours..

pastourel, du haut de l'orchestre. Dos à dos. CHŒUR.

Livrons-nous, etc.

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