‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 700 sur 1121 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

GUSTAVE, NANC1, entr' ouvrant la porte.

nanci. Qui va là?

gustave. Un capitaine de lanciers. [On lui ferme la porte au nez.)

gustave. Ça commence bien voilà ce que c'est

que de décliner ses qualités;., il fallait garder l'incognito. (// frappe encore.)

nanci, en dedans. Je n'ouvre plus.

gustave. C'est de la part de monsieur le bourgmestre que vous connaissez...

nanci, paraissant, (l'est différent, c'est qu'ordinairement il ne fait pas faire ses commissions par un capitaine de lanciers.

gustave. Il faut qu'à l'instant même je parle à ta maltresse, à mademoiselle Henriette...

LA JARRETIÈRE DE LA MARIÉE

nanci. Je m'en vais dire à Monsieur...

gustave. Eh! non, garde-t'en bien! c'est à elle-même en secret que je voudrais parler.

nanci . Oh! ça m'est bien défendu... mais quel est le nom de Monsieur?

gustave, à part. Ma foi, le premier venu! (Haut.) Auguste...'

nanci. Monsieur Auguste... je crois que j'en ai entendu parler à Mademoiselle...

gustave. Comment donc!., cent fois.

nanci. Attendez donc... non, je crois que c'est Ernest!..

gustave. Eh! oui, Auguste Ernest... c'est moimême.

nanci. J'ai mèmeentendu dire quec'étaitun cousin...

gustave. Justement, un cousin ! voilà ce que je voulais cacher... Dis-lui que monsieur Ernest, que son cousin... est ici secrètement pour la voir... Il y va de mon bonheur et du sien.

nanci. Ah!., j'y vais tout de suite... Excusez, Monsieur, je ne vous connaissais pas!., c'est même un hasard si Mademoiselle a prononcé l'autre jour votre nom devant moi... Je reviens à l'instant. [Elle rentre dans la maison.) ,

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