‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 702 sur 1121 · GUSTAVE, NANCI · texte numérisé non relu

GUSTAVE, NANCI

gustave. Eh bien!

nanci. Je ne vous ai pas fait attendre... Mademoiselle dit qu'elle se rappelle très-bien son cousin Ernest qui a été élevé avec elle... qu'elle l'aimait beaucoup.

gustave. C'est charmant !

nanci. Et qu'elle le reverrait volontiers et avec le plus grand plaisir, sans l'accident qui lui est arrivé. gustave. Lequel?

nanci. C'est qu'il est mort à six ans, et qu'alors, quoiqu'il annonçât les plus heureuses dispositions, il est difficile qu'if ait fait aussi rapidement son chemin, et qu'il soit devenu capitaine de lanciers.

gustave, à part. Ah! diable! le trait est perfide! (Haut.) Sans doute... mais c'est un malentendu... une méprise... un mot de ma main suffira pour tout expliquer... (Il prend un crayon et écrit.)

Air de l'Avare.

Allons, ne perdons pas courage; Il faudra qu'on m'écoute, enfin. nanci

Mais à quoi bon ce griffonnage Que fait notre défunt cousin?

GUSTAVE

Prends cette bourse... Non.... J'insiste. J'y crois encor un ducat d'or...

nanci.

N'allez pas vous tromper encor; Ètes-vous bien sûr qu'il existe?

Gustave. Eh! sans doute... porte vite ce billet... j'attends la réponse. (Elle sort.)

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