‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 725 sur 1121 · VICTOR, FRANVAL, AUGUSTE · texte numérisé non relu

VICTOR, FRANVAL, AUGUSTE

m. franval, se levant et le regardant sortir. Voyezvous, le gaillard, je me reconnais là. Voilà comme j'étais pour ma première maladie un peu importante, j'aurais franchi les escaliers; et il faut ça, parce qu'un malade, je dis un bon malade, ça ne se retrouve pas tous les jours. (Il passe près de Victor et regarde son tableau.)

-auguste. Oui, il faut souvent se dépêcher.

Camille, sortant de la porte à droite, bas, à Auguste. Je suis d'une inquiétude; je viens de parler à Ducros;x il ne veut rien entendre; et si on ne lui donne le tableau, il va faire saisir.

auguste, de même. Ah! mon Dieu! comme ça va arriver ; juste au milieu du diner. (Haut, à Franval, en riant.) Eh bien! vous dites donc?

M. franval, qui, pendant ce temps, a toujours eu l'air de causer avec Victor. Je disais que j'ai fait mon chemin, et que vous ferez le vôtre, parce que quand on a de l'ordre, de l'économie, et qu'on n'a pas de dettes...

auguste, à part. Ça se trouve bien.

m. franval. Surtout, quand on a de la conduite et des mœurs. (Apercevant Camille qui a passé entre lui et Victor.) Quelle est cette jeune fille?

auguste. C'est elle qui préside à notre petit ménage.

m. franval. Quoi! vous avez une gouvernante de cet âge ! moi qui en ai renvoyé une de cinquante-cinq ans, parce que cela faisait jaser.

victor. Non, Camille n'est pas ce que vous croyez ; elle est chez elle.

m. franval, s'inclinant. Ce serait madame votre épouse! combien je suis désolé! aussi je me disais : il est impossible que des jeunes gens aussi sages, aussi rangés...

victor. Vous ne vous trompiez pas, Monsieur; nous sommes dignes de votre estime; et cependant, il faut vous l'avouer, Camille...

m. franval. Achevez.

camille. Est une jeune orpheline, élevée par eux, et qui ne connaît sur la terre d'autres parents, ni d'autres amis.

m. flan val. Qu'enteiids-je, mes amis! quoi! vous pouvez rester ainsi?

camille. Et qui peut s'en offenser, qui peut blâmer mon amitié, ma reconnaissance? ne sont-ce pas mes frères, mon unique famille?

m. franval. D'accord, mon enfant. Mais songez donc qui lr monde...

Camille. Ce monde dont vous me parlez s'est-il jamais occupé de moi? m'auraitril secourue? m'auraitil protégée?

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