‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 812 sur 1121 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

Les précédents, ALEXANDRE.

Alexandre. Comment, Madame et Messieurs, vous restez ici lorsque tout le monde vous attend au salon? (A Durand.) C'est à monsieur Durand que j'ai l'honneur de parler?

durand. Oui, Monsieur; mais un mot d'explication. Voici madame de Beaumont, à qui madame votre mère adonné parole pour votre mariage.

Alexandre, à part. Ma mère y serait revenue; ah ! tant mieux!

DURAND. Voici...

placide. Monsieur Placide, de Fontainebleau.

durand. Qui prétend aussi avoir une promesse.

Alexandre, àpart. Dieux ! leclientdecent mille écus !

durand. Nous voulons savoir quel est celui de nous dont on se joue. Ètes-vous mon neveu?

madame de beaumont. Ètes-vous mon gendre?

placide. Ètes-vous mon beau-fils, oui ou non?

tous trois ensemble, le pressant vivement. Allons, Monsieur, expliquez-vous.

Alexandre, à part. Et ma mère qui ne me prévient pas! {Haut.) Certainement, Madame, certainement, Messieurs; c'est trop de bonheur; je dis trop de bonheur à la fois; car vous devez bien penser qu'individuellement... Mais ma position me commande des ménagements que vous saurez apprécier. Je suis certain qu'à ma place, vous ne répondriez pas autrement que moi à l'honneur que vous voulez me faire.

durand. Quel amphigouri !

madame de beaumont. On ne vous demande pas de faire ici des phrases et de l'esprit.

placide. Donnez-nous tout bonnement du style de notaire, oui ou non.

Alexandre, àpart. J'en ferai une maladie... Heureusement, voici ma mère qui vient à mon secours. (Allant à elle.) Arrivez, Madame. (A part.) Tout est perdu.

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