‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 856 sur 1121 · GUSTAVE, LAFLEUR · texte numérisé non relu

GUSTAVE, LAFLEUR

Gustave. Eh bien! la réponse?

lafleur, lui montrant la lettre déchirée. Voilà, Monsieur; on l'a déchirée sans la décacheter; et Madame a dit devant moi à sa lemme de chambre : « Fermez la a porte de mon appartement; je ne veux voir per- « sonne, et je ne descendrai au salon que quand il « sera parti. »

Gustave. C'en est donc fait! aucun moyen de parvenir jusqu'à elle. Elle ne se montrera que quand elle sera bien sûre de mon départ, que quand elle aura entendu rouler cette maudite berline... Dieu! quel projet! s'il pouvait réussir.. . (Regardant par la fenêtre.) Tout est prêt... Le postillon est à cheval, la grande porte de la cour est ouverte... Dans son impatience mon pncle est déjà monté dans la voiture... (A Lafleur.) Lafleur, dix louis pour toi, et autant pour le postillon, s'il exécute mes ordres. Que sans faire attention aux cris, aux menaces^ aux imprécations de mon oncle, il parte sur-lerchainp, ventre à terre, pendant l'espace d'une lieue, et qu'il revienne de même.

lafleur. Comment, Monsieur?

gustave. Vingt louis pour vous deux.

lafleur. Mais encore..,

Gustave. Eh ! va donc, c'est une gageure.

lafleur. Ah! c'est une gageure... Oh! alors .. (Il sort.)

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