‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 877 sur 1121 · LA POULARDE · texte numérisé non relu

LA POULARDE

julien. Eh oui! mon oncle; ce matin M. Fardowe vous a répété...

jasper. Qu'est-ce que tu dis?... M. Fardowe!...

julien. C'est son nom, qu'on vient de m'apprendre au château.

jasper. Quoi ! j'aurais l'honneur de parler à M. Fardowe, à un talent distingué, au premier peintre de l'Ecosse ! et je me permettrais d'attenter à des jours qui sont chers aux beaux-arts?

fardowe. Les beaux-arts n'y font rien; et si vous vous croyez offensé...

jaspe r. Non, Monsieur; quand je vois cette main qui a fait tant de chefs-d'œuvre, je me dis que trop de gloire l'environne, pour qu'elle puisse jamais porter d'offense, et vous n'aviez qu'à vous nommer pour faire tomber mes armes.

fardowe. Vous acceptez donc mes excuses?

jasper. Oui, Monsieur.

fardowe. Et vous consentez au mariage de votre neveu ?

jasper. Après la place que vous venez de lui accorder, c'est moi qui suis trop heureux...

fardowe. Eh bien! voilà qui est dit, touchez là, et embrassons-nous.

jasper. De tout mon cœur.

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