‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 890 sur 1121 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

FARINELLI, NANETTE, sortant de la chambre de l'Affût avec l'assiette vide.

nanette. Non, Messieurs, je ne plaisante pas. M'embrasser! et pendant ce temps-là me voler mon assiette.

fauinelli, à part. Est-ce que mon déjeuner serait aussi défunt !

nanette, à la cantonade. Oui, riez, riez. C'est trèsmal, on croira que c'est moi.

farinelli, à part. Voici l'occasion que je désirais,

et je puis maintenant les tuer en toute sûreté Eh

bien! Nanette, mon déjeuner?

nanette, l 'apercevant. Ah! mon Dieu, Monsieur... Je ne sais comment vous dire... mais je vous assure bien que ce n'est pas ma faute si votre déjeuner...

farinelli, riant. Comment, on l'aurait pris? Eh bien! mon enfant, je l'avais fait exprès.

nanette. Exprès. Vous savez donc...

farinelli. Eh! oui. Ce sont les souris, à ce que disait Pacolet, qui mangeaient tout dans mon appartement. Je les guettais.

nanette, riant. Ah! vous croyez...

farinelli, riant. Et j'ai saupoudré mon déjeuner d'arsenic double, tout ce qu'il y a de plus fort.

nanette. Ah! mon Dieu ! ils seront empoisonnés.

farinelli. Justement, et c'est là le meilleur.

nanette, hors d'elle-même. Eh! non, ce n'est pas ce que vous croyez... Comment les prévenir?..

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