‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 938 sur 1121 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

CAMILLE, MADAME DUMESNIL, entrant par le fond.

madame dumesnil. Hé bien?

camille. Ah ! maman, que je suis contente de te voir! il me semblait qu'il y avait si longtemps... (Lui prendtnt la main.) mais te voilà, je me retrouve.

madame dumesnil. Eh bien! ce jeune homme, il est parti?

camille. Grâce au ciel!

madame dumesnil. Comment, grâce au ciel ! et tu as l'air si heureux !

Camille. C'est que c'est fini ; nous nous déplaisons tous deux, je l'espère du moins.

madame dumesnil. C'est ce qui te trompe; tiens, le voilà qui parle avec mon mari et M. Ducoudrai ; c'est sans doute pour faire la demande.

camille. Ah! mon Dieu ! tant pis; car je ne pourrai jamais l'aimer: d'abord il me fait peur, et rien que cette idée-là...

madame dumesnil. Qu'est-ce que ça signifie, Mademoiselle? qu'est-ce que c'est que de pareils enfantillages? laisez-vous : voici votre parrain qui sans doute nous apporte de bonnes nouvelles.

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