‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 975 sur 1121 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

ISABELLE, CHAVIGNI, LE GB AND DUC, LA MAB- QUISE DE SUB VILLE, BODOLPHE, LE COMTE DE MOBENO, SALDOBF.

Rodolphe. Victoire! mon cher Chavigni, tout est avoué, tout est connu.

le comte. Je viens de le lui raconter. le gramj-duc. Vous savez alors que tout est par-

LE DIPLOMATE

donné, que j'ai donné mon consentement. Approchez, Monsieur... (A demi-voix.) Vous vous en êtes tiré à merveille, et je n'attendais pas moins de vous; cependant je ne suis pas tout à fait votre dupe, et je parierais que ce prétendu mariage n'est pas encore fait.

chavigm. Comment, Monseigneur!

le grand-duc, à demi-voix. Vous avez eu raison de le dire, et c'est une heureuse idée, puisqu'elle nous tire de l'embarras où nous étions. [Haut.) Pour vous prouver ma satisfaction, si votre cour pouvait se décider à se priver de vos talents, je serais trop heureux de les employer, et de vous aitacher à ma personne.

rôdolphe. Non, Monseigneur, c'est à moi de me Charger de son avancement, et j'espère qu'il ne nous quittera plus, car nous avons des dettes à acquitter envers lui.

saldorf, passant auprès de Chavigni. Moi, Monsieur, j'ai une grâce à vous demander.

chavigni. A moi, Monsieur... et laquelle?

saldorf. J'écris des Mémoires du temps, c'est la mode; et je vous prierai, vous qui avez conduit cette affaire, de me donner, sur cette importante négociation, tous les renseignements...

chavigni. Il s'adrosse bien !

le grand-duc. 11 suffit; rentrons dans la salle du bal, où l'on doit être étonné de notre absence. Je de-

manderai à ces messieurs, ainsi qu'à M. de Chavigni, de garder encore le silence pour ce soir; je me réserve demain le plaisir d'apprendre cette nouvelle à toute ma cour, et, de plus, je veux que cette affaire, qui vous fait beaucoup d'honneur, soit insérée dans la gazette officielle avec tous ses détails.

chavigni; s'inclinant. Quoi! Monseigneur, vous voulez que, demain... (A part.) Quel bonheur ! je pourrai donc enfin connaître ce que j'ai fait.

CHŒUR

Air du dernier chœur île l'Arbitre.

Honneur à la diplomatie!

Il triomphe par son secours; Il aura, pour charmer sa vie, La politique et les amours.

la marquise, au public.

Air du vaudeville des Frères de lait (musique de M. Heudier).

Messieurs, pour notre diplomate,

Voici le moment dangereux; La circonstance est pour lui délicate : Jusqu"à présent il fut toujours heureux; Le hasard seul a comblé tous ses vœux. Si par hasard de plaire il a la gloire; S'il peut trouver un public indulgent, Plus que jamais, dans ce jour il va noire Que le bonheur nous tient lieu de talent.

LE MARIAGE DE RAISON

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Bertrand. Ordonnez, commandez, je n'ai plus d'autre colonel que vous. — ■ Acte 2, scène 5.

LE MARIAGE DE RAISON

COMÉDIE-VAUDEVILLE EN DEUX ACTES

Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le théâtre du Gymuase dramatique, le lO octobre 18 «O

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