CÉCILE, CORILLA, LE CHEVALIER
TRIO
corilla, courant au chevalier.
Enfin, je vous revois!.. Qu'ètes-vous devenu?
CAGLIOSTRO
le chevalier, avec égarement.
Ce traître, ce perfide était en ma puissance,
Quand sur nous un nuage est soudain descendu...
Je voulais le poursuivre... il avait disparu...
Et contre un rêve affreux... contre un spectre terrible, Je luttai vainement... un pouvoir invincible Par des liens de fer me tenait torturé;
J’ignore quel temps cette fièvre a duré...
Enfin, je m’élançai...
CÉCILE
Je frémis d’épouvante!
le chevalier, se rappelant ce qu’il a vu.
Une grotte, un jardin... des murs... je les franchis... corilla, à part.
O ciel!
LE CHEVALIER
Une voiture à mes yeux se présente!
A Versailles! criai-je... a Versailles!.. J’ignore Comment j’ai fait la route... et je doutais encore De moi, de ma raison... A présent seul j’y crois, Car je suis près de vous... Cécile, je vous vois!
ENSEMBLE
Oui, cette douce vue,
Emblème du pardon.
Rend à mon âme émue L’espoir et la raison !
CORILLA
Oui, cette douce vue.
Emblème du pardon.
Rend à son âme émue L’espoir et la raison !
CÉCILE
Eh quoi! ma seule vue.
Emblème du pardon.
Rend à son âme émue L’espoir et la raison !
corilla, vivement, à Cécile.
Oui, oui, vous accordez le pardon qu’il réclame.
{Bas, au chevalier.) (Haut.)
J’avais parlé pour vous... Eh! vite, ces écrits.
Ces papiers, qui sauront prouver à tout Paris
Que le grand Cagliostro n’est qu’un fourbe, un infâme!
LE CHEVALIER
C’est juste!..
I Cherchant sur lui.)
Ces papiers...
CORILLA
Eh bien! vous les avez?
le chevalier, avec désespoir.
Non! je ne les ai plus... disparus! enlevés!