‹ Å’uvres illustréesChapitre 101 sur 1154 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

Les précédents, excepté LE DUC.

bénédict. Vous le renvoyez... vous le congédiez... ah! que c’est bien à vous!

Henriette, avec douleur. Un duc, un ambassadeur... qui se serait attendu à cela?

charlotte. Us n’en font jamais d’autres, ma chère; fais comme moi... ne t’y fie pas.

madame barnek, avec un soupir. Ah ! c’est dommage pourtant.

Henriette, sévèrement. Quoi donc ?

madame barnek. Que les principes soient là!., mais il le faut!., moi, j’ai toujours été la victime des principes... bénédict. Pourvu que vous n’ayez pas de regrets. Henriette, essuyant une larme. Moi!., aucuns! (Prenant la main de Bénédict et de Charlotte.) L’amitié est là qui me consolera.

bénédict. Oui, oui, l’amitié, vous avez raison... madame barnek. Et M. Fortunatus... et cet engagement... moi qui ai refusé des conditions superbes! bénédict. Il les offrira toujoursSîmadame barnek. Eh! non, vraiment... s’il apprend qu’il n’y a plus concurrence.

Henriette, avec impatience. Eh bien! qu’importe?

L’AMBASSADRICE

HBNR1ETTB. Je prouverai que je suis digne de mon titre. — Acte 2, scène 9.

madame barnek. Ce qu’il importe?., tout nous manque à la fois !..

bénédict. Je cours chez notre directeur... et s'il ne vous engage pas... je ne joue pas ce soir, ni de toute la semaine! charlotte. Et moi, je suis malade pour trois mois ! Henriette, attendrie. Mes amis... mes chers amis!.. madame barnek. Qui vient là? est-ce lui? non, un valel. charlotte. La livrée de l’ambassadeur.

un valet, entrant. Avant de remonter en voiture. Monseigneur a écrit en bas ce billet pour madame de Barnek. tous. De Barnek.

madame barnek. Je déclare d’avance que mes principes me défendent de rien entendre.

charlotte. Gomment donc! maison peut toujours lire... quaud on peut...

madame barnek. Si vous le pensez... ( Elle ouvre le billet qu’ellelit ,elpousse une exclamation de surprise ) Omon Dieu ! ô mon Dieu! ce n’est pas possible ! (Le valet sort.) tous. Qu’est-ce donc?

madame barnek, à Charlotte et à Bénédict d’un ton de protection. Laissez-nous, mes amis, laissez-nous. charlotte. Expliquez-nous au moins... .

madame barnek, avec dignité. Je vous prie, mademoi selle Charlotte, de me laisser. ■ charlotte. Eh bien! on vous laissera, et je n’y comprends rien!

bénédict, à Charlotte. Eh! oui., allons chez Fortunatus, pour cet engagement.

madame barnek, vivement. Gardez-vous-en bien!., n’allez pas nous compromettre à ce point.

charlotte. Quoi! ces vingt mille florins? madame barnek, d’un air de dédain. Quand il en donnerait quarante, croyez-vous que je voudrais pour une pareille somme...

charlotte. Qu’est-ce qui lui prend donc#.

Henriette. Mais, ma tante... ce qu’on vous écrit là... madame barnek, avec fierté. C’est un secret qui me regarde personnellement.

bénédict, riant. Vous !

madame barnek. Moi-même !

bénédict, de même. Ça me rassure.

charlotte, de même. Une note diplomatique... madame barnek. Comme vous dites!., et je désire être seule pour y répondre.

L'AMBASSADRICE

Charlotte, à part. Elle ne sait pas écrire. (Haut ) On s’en va... on s’en va.. . on ne demande pas à savoir... (Bas, à Henriette.) Tu nous diras ce que c’est.

bénédict, bas, à Henriette. Prenez bien garde, au moins...

Henriette. Soyez tranquilles, mes amis, rien ne me fera changer. ( Bénédict et Charlotte sortent.)

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