‹ Å’uvres illustréesChapitre 1011 sur 1154 · CORILLA, LE CHEVALIER · texte numérisé non relu

CORILLA, LE CHEVALIER

corilla. Eh bien! vit-on jamais une crédulité, une terreur pareilles!..

le chevalier. Il les a tous ensorcelés!

corilla. Et si vous osiez, à présent, attaquer leur idole, c’est sur vous que tomberait l’indignation publique...

CAGLIOSTRO

le chevalier. N’importe! (Il va pour sortir par la porte du fond.)

corilla. Où allez-vous?

le chevalier. Le tuer, et me tuer après! corilla, effrayée. O ciel! vous tuer!.. (D’un ton de reproche.) Vous n’auriez pas fait cela pour moi, ingrat! le chevalier. Pardon! mais dans mon désespoir... corilla. Et penser que, d’un mot, je peux les sauver et les rendre tous heureux!

le chevalier. Eh bien! ce mot, pourquoi ne pas le

dire?

corilla. Pourquoi?., parce que, moi, il me rend à jamais esclave... parce qu’il me remetaux mains d’un tyran... 'N’importe!., je vous aime encore plus que je ne pensais... Et si je vous prouvais que ce prétendu comte Cagliostro n’est autre que Joseph Balzamo!.. si je vous prouvais qu’il est marié!..

le chevalier, avec joie. Nous sommes sauvés!.. corilla. EUlue sa femme est ici!..

le chevalier, stupéfait. Comment! vous?.. corilla, voyant ouvrir la porte à gauche. Silence!

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