FABIUS
Moi, pour l’autre semaine!... et par nous célébrée,
Ta réputation Vâ s’accroître!
zuniga, le regardant.
Pour moiy
Je lui destine un autre emploi!
Par un air distingué sous ses haillons il brille!
Es-tu de Santarem?
RICCARDO
Non pas; j’arrive, hélas!
Et n’y connais personne...
zuniga, vivement.
On ne t’y connaît pas?
RICCARDO
Sans un ami...
ZUNIGA
C’est bien!
RICCARDO
Sans parents, sans famille.;.
ZUNIGA
Encore mieux!..
fabius, qui était entré un instant dans l'hôtellerie, en sort en disant à haute voix.
Le dîner nous attend!
TOUS
C’est charmant...
Nouvelle agréable!
Les amours au diable!
Conspirons à table Contre la beauté!
Que des vins d’Espagne L’ivresse nous gagne!
Pour seule compagne Prenons la gaîté ! nI
Pendant que les jeunes gens entrent dans l’hôtellerie, zuniga, s’approchant de Riccardo.
Attends-moi dans Une heure ici!
Ici... tu comprends?
RICCARDO
A merveille!
fabius, et les jeunes seigneurs, revenant sur leurs pas. Eh bien! que fais-tu donc? ce mot à ton oreille,
Ce mot si doux n’a-t-il pas retenti :
Lë repas est servi?
TOUS
Le repas ëst servi ! ! !
CHOEUR
Nouvelle agréable!
Les amours au diable !
Conspirons à table Contre la beauté !
Que des vins d’Espagne L’ivresse nous gagne !
Pour seule compagne Prenons la gaîté!
Vive la gaîté !
Riccardo.
Et moi, misérable.
Que le sort accable,
Sous un joug semblable Courbons ma fiejrté!
La peine accompagne Le pain que je gagne;
Pour seule compagne J’ai la pauvreté !
| (Ils entrent tous dans l’hôtellerie ; Riccardo reste seul en scène.)