SCENE IX
Les mêmes, tout le Peuple accourant, et avec eux MARTIN DE XIMENA.
CHŒUR
Vive à jamais, vive Bragance!
A bas un pouvoir détesté!
Le ciel nous rend, dans sa puissance,
La victoire et la liberté!
Vive Bragance!
Vive la liberté !
Martin, à Fra Lorenzo et aux Espagnols. Oui, Messieurs, le Portugal est libre; Vasconcellos est en fuite... mais vous n’avez rien à craindre, le duc de Bragance est roi! la nouvelle nous en est apportée par son fils luiméme, don Emmanuel, qui dans ce moment fait son entrée dans la ville de Santarem.
fra lorenzo, étonné et regardant Riccardo. Et celui-ci?
martin. Celui que vous venez d’implorer à genoux est un brave et loyal Portugais, qui par un dévouement sublime avait pris la place du prince, non pour régner, mais pour mourir. (A Zarah.) Oui, Madame, pour mériter vos regrets et votre estime, pour être aimé de vous pendant une heure, il allait se faire tuer!., cela mérite récompense!
zarah, tendant la main à Riccardo. La voici !
martin. Et une autre encore ! (4 Riccardo.) Don Emmanuel te nomme comte de Santarem, et tu deviens sou frère.
riccardo. Moi!
martin. C’est trop juste ! quand personne n’eût osé être de la famille, tu as été le fils du roi... Et maintenant, allié du sang royal, noble comte de Santarem , pour la dernière fois reprends ta guitare, et dis-nous un air de victoire.
CHŒUR
Vive à jamais, vive Bragance!
A bas un pouvoir détesté !
Le ciel nous rend, en sa clémence,
La victoire et la liberté !
Vive Bragance !
Vive la liberté!
FIN de le GU1TARIIERO.
BABIOLE ET JOBLOT
COMÉDIE-VAUDEVILLE EN DEUX ACTES
Ucprcscntce, pour lu première fois, à Paris, sur le iSicùtre du Gviiiniise-llrainutinup le «s octobre 1834. 1
BN SOCIÉTÉ A V B C M. XAVIBR.
MARCEL, tapissier
JOBLOT, son garçon
LE VICOMTE DE LAVARENNE, vieux dandy .
|)n-sonn(h]C0.
MM. Landrol.
Achard.
Klein.
LE COMTE ERNEST, son parent.
CÉLINE D’ÀUBERIVE
BABIOLE, ouvrière, filleule de Marcel
M. Rhozevil.
Mlles Fargueil
Désirée.
La scène est à Paris, chez Marcel, au premier acte. — A l’hôtel d’Auberive, au deuxième acte.