‹ Å’uvres illustréesChapitre 110 sur 1154 · LE DUC, FORTUNATUS ET MADAME BARNEK · texte numérisé non relu

LE DUC, FORTUNATUS ET MADAME BARNEK

Elle ne peut se taire ,

Sa langue de vipère Ici nous désespère Et va tout découvrir!

Non, non, rien ne l’arrête.

C’est pis qu’une tempête!

N'écoutant que sa tête.

Elle va nous trahir!

charlotte.

Je ne veux pas me taire.

Lorsqu’avec moi, ina chère,

On veut faire Ja lière ,

On doit s’en repentir!

Non, non, ri. n ne m’arrête.

Redoutez la tempête !

L'AMBASSADRICE

Je n'en fais qu’à ma lète Et veux tout découvrir !

LA COMTESSE

Qu’entends-, ;e? et quel mys'ere !

O soudaine lumière!

Qui malgré moi m’éclaire Et me fait tressaillir!

De surprise muette Je reste stupéfaite !

( A Charlotte.)

Que rien ne vous arrête,

Je veux tout découvrir!

CHARLOTTE

Eh bien! vous saurez tout, madame la comtesse. (Montrant madame Barnek )

La noble dame que voilà Au théâtre a gagné ses quartiers de noblesse!

TOUS

O ciel !

CHARLOTTE

Et comme moi sa séduisante nièce ,

Avant d’être duchesse , était prima donna !

Vit-on jamais d’affront pareil à celui-là !

(Avec force.)

Un tel hymen est un outrage...

Nous ne pouvons l’accepter sans rougir!

Le roi doit s’opposer à votre mariage!

Nous l’en supplirons tous...

leduc, montrant le papier qu'il tient à la main.

Il vient d’y consentir!

(A madame Barnek.)

Tenez, portez à votre nièce Cet écrit qui contient sa royale promesse. [Souriant.)

Pour cet hymen je crois qu’il ne manque plus rien!

LA COMTESSE

Que mon consentement...

charlotte, à demi-voix.

Et peut-être le mien.

ENSEMBLE

LA COMTESSE

Jamais, jamais ce mariage N’aura l’aveu de votre sœur !

Jamais, jamais d’un tel outrage Je n’oublirai le déshonneur !

LE DUC

Pour vous, ce n’est point un outrage.

Calmez, calmez votre fureur;

J’espère qu’à ce mariage Bientôt consentira ma sœur.

fortunatus et mapame barnek , montrant la comtesse. Voyez!., voyez! quelle est sa rage!

Rien ne saurait fléchir son cœur!

(Montrant Charlotte.)

Et c’est pourtant son bavardage Qui vient d’exciter sa fureur !

CHARLOTTE

Voyez! voyez quelle est leur rage !

Pour moi, j’en ris au fond du cœur!

De tout ce bruit, de ce tapage,

C’est pourtant moi qui suis l’auteur.

le duc , « la comtesse.

Celte colère opiniâtre Se calmera. .

madame barnek, s'approchant de la comtesse.

Sans doute.

la comtesse, avec mépris,

Eloignez-vous!

Une baronne de théâtre !

charlotte, s'approchant de madame Barnek. Voyez pourtant ce que c’est que de nous! madame barnek, avec mépris.

Laissez-raoi ! laissez-moi! redoutez mon courroux.

Jamais , jamais ce mariage N’aura l’aveu de votre sœur; Jamais, jamais d'un tel outrage Je n’oublirai le déshonneur!

LE DUC

Pour vous ce n’est point un outrage.

Çalmez, calmez voire fureur:

J’espère qu’à ce mariage Bientôt consentira ma sœur.

fortunatus et madame barnek, montrant la comtesse. Voyez... voyez quelle est sa rage !

Rien ne saurait fléchir son cœur.

(Montrant Charlotte.)

Et c’est pourtant son bavardage Qui vient d’exciter sa fureur.

CHARLOTTE

Voyez, voyez quelle est leur rage !

Pour moi, j’en ris au fond du cœur!

De tout ce bruit, de ce tapage,

C’est pourtant moi qui suis l’auteur !

(La comtesse sort par la droite avec le duc qui cherche à l’apaiser; Fortunatus et Charlotte vont pour sortir par le fond au moment où paraît Bénédict.)

fortunatus. Tou viens, mon pauvre garçon, pour ton bénéfice ?

bénédict. Oui, pour offrir une loge à monseigneur l’ambassadeur...

charlotte. Monseigneur est mal disposé... Vous n’aurez pas bon accueil, mon cher ^Bénédict, mais adressez-vous à sa tante, à madame la baronne bénédict, s’approchant. Quoi! madame Barnek. madame barnek, le reconnaissant. Encore un comédien! mais on ne voit donc que cela aujourd’hui!.. Votre servante, mon cher, je n’ai pas le loisir de vous écouter, et je vous salue. (Elle sort par la porte à gauche.)

charlotte, montrant madame Barnek. La tante est étourdissante de majesté! (Elle sort en riant, avec Fortunatus, par la porte du fond.)

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