‹ Å’uvres illustréesChapitre 123 sur 1154 · FORTUNATUS ET BÉNÉDICT · texte numérisé non relu

FORTUNATUS ET BÉNÉDICT

Venez, venez, l’on vous attend!

Ah! pour nous quel bonheur suprême i Le public est impatient,

Venez, venez, l’on vous attend !

HENRIETTE

Adieu, l’on m’appelle, ou m’attend!

Mon amitié sera la même :

De moi vengez-vous noblement.

Vengez-vous en m’applaudissant!

MADAME BARNEK.

Ah! quel dépit! ah! quel tourment!

D’abdiquer la grandeur suprême !

Ah! quel dépit! ah! quel tourment!

D’être bourgeoise comme avant !

LE DUC

Ah! quels regrets ! ah! quel tourment!

Hélas! plus que jamais je l’aime!

Et je la perds, cruel moment ! |

Quand je l’aimais si tendrement!

CHARLOTTE

Ah ! quel dépit ! ah ! quel tourment De partager le diadème !

Ah! quel dépit! ah! quel tourment De partager le premier rang !

LA COMTESSE

Ah ! je respire maintenant !

Ah ! pour nous quel bonheur extrême !

Non, plus d’hymen, ah! c’est charmant!

Chacun enfin reprend son rang !

CHŒUR DU PUBLIC, en dehors.

Allons, commencez promptement!

bénédict et fortunatus, entraînant Henriette.

Venez, venez, l’on vous attend!..

(Bénédict et Fortunatus entraînent Henriette qui, de la main, fait un geste d’adieu au duc, qui veut la suivre et que la comtesse retient ; madame Barnek ] est près de s’évanouir dans les bras de Charlotte, qui rit. Le rideau baisse.)

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