SCENE XI
Les précédents; YANKO, qui s’avance lentement.
yanko, levant les yeux et apercevant Peki. Ah! Peki! je vous revois!
peki. Oui, Monsieur, et c’est bien mal de donner de pareilles inquiétudes à ses parents... à ses amis... D’où venez-vous, s’il vous plaît ?.. et où avez-vous été courir ainsi? répondez...
tchin-kao. Oui, mon garçon, raconte-nous tout ce que tu as vu en route.
yanko. Impossible, maître Tchin-Kao, cela m’est défendu...
tchin-kao et peki, étonnés. Défendu!..
le prince. Et moi je t’ordonne de parler... moi le fils de ton souverain...
peki, bas, à Yanko. C’est le prince impérial. yanko, s’inclinant. Ah! Monseigneur, pardon! mais je serais en présence de l’empereur lui-même, que je n’en dirais pas davantage...
le prince. Et pourquoi cela?..
yanko. Parce que si je racontais un seul mot de ce qui m’est arrivé, de ce que j’ai vu... tout serait fini pour moi, je ne verrais plus Peki... je mourrais à l’instant même...
peki, courant à lui et lui mettant la main sur la bouche. Ah! tais-toi! tais-toi! ne dis rien! le prince. Mourir!,.
yanko, vivement. Mourir, c’est-à-dire, pis encore... tchin-kao. Et comment cela?
peki, à son père. Voulez-vous bien ne pas l’interroger lui surtout qui est bavard... bavard... et qui est capable de causer malgré lui et sans le vouloir... (Ecoutant.) Ah!., mon Dieu!., quel est ce bruit?
LE CHEVAL DE BRONZE