‹ Å’uvres illustréesChapitre 141 sur 1154 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

TCHIN-KAO, près d’une table à droite, prenant du thé. AIR.

TCHIN-KAO

Mon nob.e gendre a donc quitté la terre !

Ma fille est libre et rentre sous ma loi.

Et déjà maint amant se dispute sa foi !

Quel doux embarras pour un père !

Ma fille, vrai trésor de jeunesse et d’amour !

Que béni soit l’instant où tu reçus le jour !

Dans ce village obscur où s’écoulait ma vie,

La haine et les chagrins m’accablaient tour à tour;

Mais depuis que Pekl se fait grande et jolie,

On m’aime, on me chérit et l’on me fait la cour.

Ma fille, vrai trésor, etc.

Mais de nos lois suivant le sage privilège,

Voilà deux prétendants qui, dans leur tendre ardeur,

A ma fille ont offert leur cœur,

A moi leur dot, et laquelle prendrai-je ? ,

Je suis bon père, aussi je doi Choisir ici comme pour moi.

Mais de quel gendre dans ce jour Faut-il donc couronner l’amour?

L’un possède quelques vertus Et beaucoup d’écus;

Mais l’autre, c’est embarrassant,

En possède autant.

Comment se décider entre eux,

Moi qui les estime tous deux!

Je suis bon père, etc., etc.

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