‹ Å’uvres illustréesChapitre 230 sur 1154 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

SANCHETTE, seule et parlant à la cantonade. Non, Monsieur, non, je ne veux pas danser. Ah ! mon Dieu ! quel bruit, quel tapage! Mon oncle Crespo, qui est le majordome général, ne sait plus lui -même où donner de la tète. Dieu! que c’est beau, une noce de grand seigneur! C’était à qui m’inviterait. Ah bien oui! j’ai bien le cœur à cela! Moi qui devais me marier aujourd’hui, dire que je suis à une noce, et que ce n’est pas la mienne!

COUPLETS

Je viens de voir notre comtesse Ouvrant le bal en ce moment ; .

Dans ses atours que de richesse,

Que son regard est séduisant!

Par le bonheur elle était embellie ;

Ah! ce n’est pas que je lui porte envie,

Mais, mais

Tout bas je me disais :

Voilà pourtant comm’je serais.

DEUXIÈME COUPLET

La jeune épouse, aimable et belle,

Daissait les yeux en rougissant ;

Car son époux, toujours près d’elle.

Serrait ses mains bien tendrement :

Qu’elle semblait et confuse et ravie !

Ah! ce n'est pas que je lui porte envie;

Mais, mais

Tout bas je me disais :

Voilà pourtant comm’ je serais.

Mais je no dois pas y penser ; tout est rompu avec Philippe. U a dit à mon oncle qu'il partirait, qu’il quitterait le pays. Hélas! je sens bien maintenant qu’il le faut; mais n'avoir pas pu lui faire mes adieux, voilà ce qui me désole le plus. (Elle voit ouvrir la porte à droite.) Ah! mon Dieu ! je no me trompe pas! c’est lui-même.

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