PLUSIEURS» CARABINIERS
En vérité?
LORENZO
Tout autant!
TOUS
Sans compter la gloire !
Allons, notre hôte, allons, à boire !
(Entre Matliéo qui apporte de nom elles cruches de vin et retire celtes qui sont vides.)
Vingt mille écus, nous les aurons !
Et mort ou vif nous le prendrons.
Nous le jurous, nous le jurons!
En bons militaires,
Buvons à ploins verres :
Lo vin au combat Soutient le soldat.
maTiiéo, s’adressant à Lorenzo, qui pendant ce temps s'est tenu à l'écart, triste et pensif.
Lorsque c’est vous qui leur payez rasades,
Qu'avec eux on vous voie au moins le verre en main.
LORENZO
Buvez sans moi, buvez, mes camarades.
LE CHOEUR, à demi-voix.
Le brigadier a du chagrin.
maTiiéo, à part.
! Moi, je crois deviner d’où provient ce chagrin.
(Haut.)
1 Demain, mes chers seigneurs, ma fille se marie
IAu riche Francesco, fermier de cp canton.
Je vous invite tous !
lorenzo, à part.
Plutôt pdTdre la vie!
LE CHOEUR
Du vin!.. Du vin !
MATUÉO.
Je vais en chercher, et du bon !
(Il sort.)
zerline, s'approchant de Lorenzo.
Lorenzo, vous partez?
LORENZO
Je vais à la montagne
Combattre ces brigands, et puissé-je y périr !
zerline.
O ciel !
LORENZO
D’un autre, hélas! vous serez la compagne, Votre père le veut, je n’ai plus qu à mourir!