SCENE IV
Les précédents, puis LE MARQUIS.
QUINTETTE
matiiéo, regardant par la droi'c.
Un landau qui s'arrête, ah! quel bonheur extrême!
C’est quelque grand seigueur qui vient loger ici.
( Voyant entrer le marquis.)
Oui, c'est un grand seigneur.
milord.
Qu’ai-je vu? c’est lui-même !
PAMÉLA
C'est monsieur le marquis !
milord, avec fureur.
Comment! c’est encor lui?
LE MARQUIS
Comment! c'est Milady!
ENSEMBLE
LE MARQUIS
Que vois-je? c’est elle.
C'est la charmante Milady!
Que vois-je? c’est elle Que je retrouve ici!
milord.
Surprise nouvelle!
Comme il regarde Milady !
Surprise nouvelle !
Comment! c’est encor lui!
PAMÉLA
Surprise nouvelle !
Il a suivi nous jusqu’ici!
Surprise nouvelle !
Comment! c’est encor lui!
ZERLINE
C’est elle, c’est elle Que cherchait monsieur le marquis ;
C’est elle, c’est elle Dont son cœur est épris !
MATHÉO.
C’est elle, c’est elle Que cherchait monsieur le marquis ;
C’est elle, c’est elle Dont sou cœur est épris!
mathéo, à ses gens , montrant le marquis.
Que l’on serve sa seigneurie.
LE MARQUIS
J’ai le temps, pourquoi vous bâter?
(Regardant Paméla.)
Je compte en cette hôtellerie
Jusqu’à demain matiu rester. *
milord, bas , à sa femme.
Vous entendez? ce départ qu’il retarde,
C’élait pour vous, assurément.
Et comme il vous regarde!
Tenez, encore en ce moment!
LE MARQUIS
La bonne folie !
Mon âme est ravie :
La fortune et l’amour secondent tous mes vœux.
PAMÉLA
De moi, bien jolie.
Sou âme est ravie ;
Est-ce ma faille, à moi, s’il était amoureux?
ZERLINE
Oui, cette étrangère Aura- su lui plaire ;
Il lui fait les doux yeux, les yeux d’un amoureux.
ENSEMBLE
LE MARQUIS
Que vois-je, c’est elle, etc.
milord.
Surprise nouvelle ! etc.
PAMÉLA
Surprise nouvelle ! etc.
ZERLINE
C’est elle, c’est elle, etc.
matiiéo.
C’est elle, c’est elle, etc.
(A la fin de ce morceau, Milord force Paméla à rentrer dans l'auberge. Elle fait en sortant une révérence au marquis.)