SOLDATS ET LE CHOEUR
Il a raison, le capitaine;
Saisissez-les.
Saisissons-les ! saisissons -les!
On connaîtra qui les amène;
Oui, l’on connaîtra leurs projets.
LORENZO ET ZERLINE
Pour moi quelle lueur soudaine!
Il faut pénétrer leurs secrets ;
Du ciel la bonté souveraine Peut me rendre à ce que j’aimaisl
LORENZO
Seraicnt-ce ces bandits que poursuivent nos armes?
( Faisant approcher un paysan.) loi qui connais leur chef et dois nous le livrer.
Regarde bien, et parle sans alarmes :
Est-ce l’un d’eux?
le paysan, après les avoir regardés quelque temps.
Non, non.
reppo et giacomo, « part.
Nous pouvons respirer.
lorenzo, les regardant.
Ils ne m’en sont pas moins suspects.
mathéo, montrant à Lorenzo deux poignards et un papier.
Voici des armes, *
i Un billet dont sur eux on vient de s’emparer.
lorenzo, le prenant vivement. Lisons. (Même effet que plus haut. L’orchestre continue seul et en sourdine.)
lorenzo, lisant une partie de la lettre à voix basse et le reste tout haut. « Dès que les carabiniers et les gens « de la noce seront partis, vous m’en avertirez en son- « nant la cloche de l’ermitage ; je viendrai alors avec « quelques braves, et me charge de Milord et de Milady. »
TOUS
Grands dieux!
milord et pamela, tremblants.
C’est un complot contre nous deux.
(A Lorenzo.)
Que veut dire ceci ?
LORENZO
Nous le saurons.
(Il parle bas à un de ses soldats .)
MILORD
Je tremble.
(A Paméla.)
Pour toi.
PAMELA
Pour vous !
MILORD
Non, pour tous deux.
Que l’amour... j.
PAMÉLA
Ou du moins que la peur nous rassemble ! lorenzo, au soldat à qui il a parlé bas.
Ainsi que je l’ai dit, va, dispose-les tous.
(A un autre soldat; lui montrant Giacomo.)
Toi, monte à l’ermitage avec lui; s’il hésite.
Qu’à l’instant même il tombe sous tes coups.
(Aux gens de la noce.)
Vous, mes amis, cachez-vous vite Derrière ces buissons épais.
(A Beppo.)
Pour toi, reste seul ici, reste !
Et si, pour nous trahir, tu fais le moindre geste...
(Frappant sur sa carabine, et lui montrant le buisson * à gauche.)
Songe que je suis là! tu m’entends?
beppo, tremblant.
Trop bien!
(Un soldat est monte avec Giacomo à l’ermitage qui est au haut de la montagne, en face du spectateur. — Le soldat est dans l’intérieur de la chapelle; on ne voit, par une des fenêtres du clocher, que le bras de Giacomo qui sonne lentement la cloche. — Les carabiniers sont à droite et à gauche dans les ravins qui bordent le théâtre. — Dans le bosquet à droits, Francesco, les paysans. — Dans le bosquet à gauche du spectateur, et près de la porte de l’auberge, Lorenzo, Zerline, Milord, Paméla. — Beppo est seul au milieu du théâtre. — La cloche commence à sonner.)