‹ Å’uvres illustréesChapitre 390 sur 1154 · LE GRAND-DUC, LA PRINCESSE · texte numérisé non relu

LE GRAND-DUC, LA PRINCESSE

la princesse. Je ne voyais pas revenir mademoiselle de Wedel ; et j’étais d'une inquiétude... Votre altesse a-t-elle bien reposé?

le grand-duc, sans lui répondre, la prend par la main, et l’amène lentement au bord du théâtre. J’ai senti, d’après notre conversation d’hier, que j’avais des reproches à me faire.

la princesse. Vous, des reproches!

le grand-duc. De très-grands, Cette nuit tu voulais en vain me le cacher. J’ai vu que, malgré ton obéissance, ton mariage avec le prince de Neubourg te rendrait malheureuse ; et tu sais si jamais j’ai voulu ton malheur. la princesse. Ah ! mon père !

le grand-duc. Calme-toi, ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Apprends doue que depuis longtemps je te cachais un secret important, un secret d’où dépend mon bonheur. Je vois ton étonnement; c’était mal à moi, je le sens... A qui devais-je ma confiance, si ce n’était à ma fille, à mon amie? (Apercevant Linsberg qui entre.) Ah! vous voilà, Ernest! Approchez, vous n’êtes pas étranger à notre conversation.

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