‹ Å’uvres illustréesChapitre 396 sur 1154 · BAPTISTE ET LE CHOEUR · texte numérisé non relu

BAPTISTE ET LE CHOEUR

Quel bonheur ! quelle ivresse!

Il faut se divertir!

Nargue de la richesse!

Et vive le plaisir!

Baptiste, passant entre Royer et Henriette . Allons, enfants,

Asses d’ caresses,

Assez d’ promesses,

Vous v’ià mariés, vous aures I’ temps.

Tandis qu’à table,

Les grands parents Font là-dedans Un bruit du diable,

Danseurs joyeux,

Viv’ la cadence!

En avant deux!

MADAME BERTRAND

Un’ contredanse, c’est ennuyeux,

Un' ronde nous conviendrait mieux :

Et puis, ça plaît à tout le monde.

ROGER

C’est bon ; sans me faire prier.

Moi je vais vous chanter la ronde,

La ronde du bon ouvrier.

RONDE

premier couplet.

.Bon ouvrier, voici l’aurore Qui te rappelle à tes travaux;

Ce matin, travaillons encore.

Le soir sera pour le repos.

Tout seul on s’ennuie à l’ouvrage;

Pour l’abréger on le partago.

A ton aide chacun viendra»

Du courage,

Du courage,

Les amis sont toujours là.

DEUX ÈME COUPLET

Bon ouvrier, voici 1’ dimanche :

Ce jour-là tout est oublié;

Quelle gaîté naive et franche!

Trinquons ensemble à l’amitié!

M’ laisser boir’ seul est un outrage.

Mais pour partager mon ouvrage Et la bouteille que voilà,

Du courage,

Du courage,

Les amis sont toujours là.

troisième couplet.

Bon ouvrier, quand la tendresea De l’hymen te fait une loi ;

Lorsqu’à ta gentille maîtresse Tu donnes ton cœur et la foi,

Prends garde, ne sois point volage,

Si tu négliges ton ouvrage,

Un autre te remplacera;

Du courage,

En ménage,

î.es amis sont toujours là,

(O» danse.)

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