SCENE IX
Les précédents; ZERBINE.
zerbine, tenant à la main une lettre et un papier plie. Le baron de Wallien, en esclave fidèle,
S’estime trop heureux de vous prouver son zèle.
FIORELLA
C’est bien ! ce respect me plaît fort!
{A Albert, lui donnant le paquet.)
Tenez, lisez. * '
albert, lisant.
« Beauté séduisante et cruelle... »
FIORELLA
Vous l’entendez, c’est le même refrain.
Voyons pourtant jusqu’à la fin.
albert, continuant à lire.
« Beauté séduisante et cruelle,
« Qui des plus tendres feux avez su m’embraser « Je nai, vous le savez, rien à vous refuser;
« Sur ce point seulement prenez-moi pour modèle. » fiorella.
C est très-bien! c’est charmant!
Rien ne manque à ma gloire !
Je rends tendre et galant Un baron allemand!
(A Albert , lui montrant le papier.) Ainsi, j’aime à le croire,
Votre ami sera content.
ALBERT
Mais moi...
Pour vous, silence!
voici la fête qui commence.
ALBERT
Cruelle! cruelle!
Rien ne peut vous fléchir!
L’amant le plus fidèle Ne peut vous attendrir.
fiorella, riant.
Cruelle! cruelle!
Oui, tel est mon plaisir :
L’amant le plus fidèle Ne saurait m’attendrir.
% ZERBINE
Etre belle et cruelle.
C'est vraiment un plaisir :
L^apaour le plus fidèle Ne saurait l’attendrir.