RODOLPHE ET FIORELLA
Achevez; à mon trouble, hélas! rien n’est égal!
ALBERT
En voyant cet écrit dont le secret fatal Assurait à jamais le bonheur d’un rival.
J’en conviens, j’ai senti renaître dans mon âme Le naturel napolitain,
Et deux fois ma tremblante main Approcha malgré moi cet écrit de la flamme.
FIORELLA
ALBERT
Mais de l’honneur n’écoutant que la voix, Le naturel français a repris tous ses droits !
Oui, me suis-je écrié, qu’ici l’amour se taise,
Et de peur d’un regret j’accours auprès de vous.
(Leur donnant le papier .)
Tenez, soyez heureux!
( À Fiorella.)
Duchesse de Farnèse,
Vous pouvez à présent l’accepter pour époux !
ENSEMBLE
Rodolphe et fiorella.
Ah! quelle reconnaissance Paira jamais Tant de bienfaits?
Jouissez pour récompense Des heureux que vous avez faits!
ALBERT
Ah ! votre reconnaissance Surpasse encore mes bienfails; Et je trouve ma récompense Dans les heureux que je fais !
Albert, voyant entrer les personnages dupremier acte.
Mais voici venir vos amis,
Qui de votre bonheur par moi furent instruits !
(Bas, à Fiorella et à Rodolphe.)
Pour moi, rassurez- vous, j’épouserai Céline.
RODOLPHE
Et le bonheur que l’hymen vous destine D’un autre amour vous dédommagera!
FIORELLA
Notre amitié toujours vous restera.
ALBERT
Son amitié me restera !
Faute de mieux ! allons, c’est toujours ça !
CHŒUR
Heureux amants, goûtez sans cesse Un bonheur si bien mérité,
Car les honneurs et la richesse Couronnent ici la beauté.
LEICESTER
cécily. Ah! vous croyei. — Acte i, scène 2.
LEICESTER
ou