‹ Å’uvres illustréesChapitre 641 sur 1154 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

CADIGE, NÉRILHA.

nérilha, pleurant. Plus d’espoir! Tout est fini! cadige, entrant par la droite. Ah! mon Dieu!., la pauvre vieille qui pleure!.. Qu’avez-vous donc?

NÉniLHA. Bien du chagrin!

cadige. Et moi aussi!

nérilha, vivement. Et lequel?

cadige. La défiance de Xaïloun... Il n’est occupé que de ce bouquet... ce n’est plus moi qu’il regarde... c’est lui... ça m’est égal... parce que je l’aime bien... Mais s’il était toujours comme ça... défiant et jaloux... on ne sait pas ce qui peut arriver... et alors, voyez donc comme c’est dangereux... ce bouquet blanc qui devient tout à coup pourpre!.. Mais, je vous le demande... quel parti prendre ?..

nérilha. Dans l’intérêt même de Xaïloun, vous défaire de ce bouquet!

cadige. Oh! je ne demande pas mieux. (Remontant le théâtre.) Que je voie seulement s’il n’est pas là... Mais ne restons pas ici... car je viens d’apercevoir le prince, qui se dirige de ce côté...

nérilha. O ciel!

cadige. Comme vous voilà tremblante , ma bonne vieille!.. C’est qu elle est toute tremblante cette pauvre vieille!..

Page 1