‹ Å’uvres illustréesChapitre 678 sur 1154 · JÉRÔME ET BRINDAMOUR · texte numérisé non relu

JÉRÔME ET BRINDAMOUR

Je devine le mystère :

Ah! quelle était notre erreur!

C’est sa mère ! c’est sa mère !

L’espoir renaît en mon cœur.

AGATHE

Cet aveu qu’il devait faire Le rend digne de mon cœur.

C’est sa mère ! Mais sa mère, Détruira notre bonheur !

LE CHŒUR

L’aventure est singulière!

Et le duc est en fureur !

LA CHARBONNIÈRE

C’est sa mère ! c’est sa mère !

C’en est fait de leur bonheur!

MADAME BERTRAND

Qu’as-tu fait!

CHARLES

Mon devoir!..

MADAME BERTRAND

Mais un pareil éclat!

CHARLES

Me cause moins d’effroi que de paraître ingrat!

agathe, regardant Charles.

Ah ! mon cœur, s’il se peut, le chérit plus encore !

(Au duc.)

Car un semblable trait à tous les yeux l’honore !

LE DUC

Sans doute... mais l’honneur d’une noble maison De nous, ma fill$, exige un cruel sacrifice.

J’avais promis au roi, qui veut qu’on vous unisse,

Do marier ma fille avec un d’Aspremont...

Mais non avec le fils de madame Bertrand.

MADAME BERTRAND

Quoil Monsieur!..

LE DUC

On se doit à son nom, à son rang !

ENSEMBLE

LE DUC

Non, plus d’alliance,

Plus d’hymen pour eux!

Ici, l’opulence N’est rien à mes yeux!

Ni pitié ni grâce.

Tel est mon vouloir :

L’honneur de ma race M’en fait un devoir !

CHARLES, AGATHE

Non, plus d’alliance !

Plus de jours heureux!

La seule naissance Est tout à ses yeux!

Oui, pour nous s’efface Jusqu’au moindre espoir!

Et l’honneur me trace Hélas ! mon devoir !

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