JÉROME, RIGOBERT, MADAME BERTRAND
madame Bertrand, sortant de la gauche, à la cantonade. Oui, oui, cher enfant... nous allons partir; je te le promets... mais attends-moi là : je l’exige... (A ellemême.) Que je tente ce dernier effort. (A Rigobert.) Ah! pardon, monsieur Rigobert, de vous avoir fait attendre... j’étais là avec mon fils, qui se désespérait ! rigobert. Votre fils!..
madame Bertrand. Et je ne pouvais pas le quitter dans ce momeut-là... ce pauvre garçon! c’est tout naturel! rigobert. Votre fils!
madame Bertrand. Eh ! oui... vous né savez pas... celui qu’ils appelaient tous ici le colonel... le marquis d’Aspr.emont!..
rigobert, étonné. Comment! c’est lui... (Souriant.) Et l’autre à qui je viens...
MADAME BERTRAND. Quoi donc!..
rigobert. Rien, rien! (Regardant par la porte du fond.) Selon votre habitude, madame Bertrand, vous lui aurez porté bonheur, comme à tout le monde!.. Mais Jérôme m’a dit que vous aviez à me parler?
madame Bertrand. C’est vrai!., c’est vrai!., vous seul oouvez me sauver...
rigobert. Me voilà!
madame Bertrand, se retournant vers Jérôme qui essuie ses yeux. Qu’est-ce que tu fais là?..
Jérôme. Pardi! vous le voyez bien! j’ai du chagrin.
MADAME BERTRAND. Et pourquoi?..
Jérôme. Parce que vous en avez!
madame Bertrand, bas. Jérôme !
rigobert, la regardant avec intérêt. Ce garçon vous i est dévoué ?
madame Bertrand. Oh! (Jérôme, sans répondre, essuie toujours ses yeux et tend sa main en signe de serment.)
rigobert. Voulez-vous me permettre de lui donner un ordre? (Il passe devant madame Bertrand, s’approche de Jérôme et lui parlé à l’oreille.)
Jérôme l’écoute d’abord avec surprise , essuie ses larmes, puis finit par rire. Ah! bah! tiens! vraiment.
madame Bertrand, étonnée. Eh bien! le voilà qui rit ' à présent.
Jérôme, se dirigeant vers la porte du fond, et causant avec Rigobert, à demi-voix et gaiement. C’est dit! clic! clac! et dès qu’il arrivera. rigobert. Oui., dès qu’il arrivera.
Jérôme. J’y coups! (Il sort par la porte du fond.) rigobert, à madame Bertrand. Maintenant, je suis à