‹ Å’uvres illustréesChapitre 696 sur 1154 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Les précédents, GERTRUDE, POTTINBERG, tenant une bouteille qu’il porte en courant.

POTTINBERG.

Voilà! voilà! nous verrons à merveille...

(Il fait un faux pas, en courant, et, voulant se retenir à la table, il heurte la bouteille, qui tombe en éclats.)

TOUS

Grand Dieu ! quel accident fatal !

La bouteille est brisée...

Albert et Henriette, à Pottinberg.

Ah! quelle maladresse!

POTTINBERG.

Ecoutez donc ! quand on vous presse .

HENRIETTE

C’est un malheur ! mais c’est égal.

C’était bien du sauterne !

ALBERT

Et moi je te répète Que c’était du tokai !

HENRIETTE

Du sauterne!

Du tokai!

ENSEMB LE

ALBERT

J’en jure sur ma tête.

HENRIETTE

Du sauterne.

ALBERT

Du tokai.

HENRIETTE

Sauterne.

ALBERT

Tokai .

Tokai! tokai! tokai!

HENRIETTE

Ce n’est pas vrai! Ce n’est pas vrai!

POTTINBERG ET LE CHOEUR, avec douteur.

Nous ne pouvons plus en faire l’essai.

ensemble.

ALBERT

Voyez! voyez! quel caractère!

On ne pourra la faire taire!

LA NUIT DE NOËL

Ah! quel tourment pour un époux!

Tais-toi ! redoute mon courroux !

HENRIETTE

Voyez! voyez! quel caractère!

Il veut en vain me faire taire !

Faut-il que ce soit mou époux !

Ah! rien n’égale mon courroux.

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