SCENE
GÉRALDINE, LE COMTE, se tenant d’abord à l'écart. DUO.
uéraldine, à peine revenue à elle, et s'avançant sur le théâtre.
Oui, j’ai juré de le suivre,
De revoir mon doux ami !
Là-haut je ne pouvais vivre.
Mon cœur était avec lui !
( Elle se retourne, aperçoit le comte, pousse un cri et court daps ses bras.)
C’est lui!., c’est lui.!, le ciel exauce ma prière!
le comte, la regardant avec amour.
Pour mol, ma bien-aiméo a donc quitté la terre?
GÉRALDINE
La vie était, sans toi plus triste que la mort,
Et je viens de mourir pour partager ton sort.
le comte, à part.
Ah! que sa douce erreur pour mou cœur a de charmes!
Quoi! tu pleures!., doit-on connaître ici les larmes?.. le comte.
De* larmes de bonheur!
Géraldine, regardant le comte qui est couvert de riches habits.
Mais quel air radieux!
Tony le matelot, si pauvre encor naguère !
le comte, la serrant dans ses bras.
Est heureux maintenant.
GÉRALDINE
Oui, qui souffre sur terre.
En est récompensé, je le vois, dans les cieux!
ENSEMBLE
Géraldine, en extase.
O vue enchanteresse!
C’est ici le séjour De l’éternelle ivresse,
De l’éternel amotn !
O volupté suprême !
O volupté des dieux !
Je revois ce que j’aime;
Pour moi s’ouvrent les cieuxi le comte.
O vue enchanteresse!
C’est ici le séjour De l’éternelle ivresse.
De l’éternel amour !
O volupté suprême!
O volupté des dieux!
Oui, pour celui qui l'aime Le ciel est dans tes yeux !
t, f, comte, à Géraldine dont les genoux fléchissent. Quoi! tu chancelles!
Géraldine.
Oui, tant de bonheur m'oppresse...
Et près de toi, mon seul trésor,
Je mourrais de jpie et d’ivresse.
Si je pouvais mourir encor!
LE PUITS D’AMOUR
REPRISE DE L’ENSEMBLE
GÉRALDINE
O vue enchanteresse! etc.
LE COMTE
O vue enchanteresse! etc.