‹ Å’uvres illustréesChapitre 765 sur 1154 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

LE COMTE, FULBY.

lecomte Ali! Fulby! Fulby!.. qu’as- tu fait?.. Ce shérif Bolbury, tout à l’heure, il s’est déjà adressé à moi pour parvenir jusqu'au roi, prétendant qu’il attendait depuis quatre ou cinq heures... et s’il n’avait tenu qu'à moi, il attendrait encore! ..

fulby. Pourquoi donc?

le comte. Tu me le demandes!.. Il vient annoncer à la reine que, par son zèle et son courage, le faux Edouard est arrêté.

fulby. Tant mieux!..

le comte. Mais ce faux Édouard h. (rëSi le roi luimême...

fulby, riant. Est-il possible!.. Bl fjui donc a été assez audacieux...

le comte. Le shérif... ou plutôt Woi!.. rtofiltanl de l'avis qu hier tu venais de fne donrifr. J. fulby. Qu’avcz-vodS fait?..

le comte. Il n’y avait que cë frtbÿèn de Sauver Géraldine .. Un billet tracé par ttlol d appuis à Bolbury les moyens de descendre clans le pttil* tjüi touche à sa maison. . le prévenant que ce pdils servait de retraite ait faux

Édouard.

fulby, riant. C’est donc cëla qôè le toi ne parait pas... Et toutes les cloches de la ville qui sotinent déjà le mariage du royal fiancé...

le comte. Tu oses rire?;;

fulby. En pensant qde de sa prisdlt il doit les ë’Itll bdre...

le comte. Mais celte prison. . il faudra bien qtl 11 en sorte... et gare les explications. Il ne pardonnera jarflitlS à celui qui l’aura fait fonglr ali* yeux dë Sa fiancée. fulby. C’est vrai.

le comte. A celui qui l’aura fendu la fable dë lit fille et de la cour.

fulby. C’est vrai... Je lie fis plus.

le comte. Et s’il vient à dëëtilltHt qtle të fidilt Ides avis...

fulby. Que ce sont les miens...

le comte. Non, non, ne crains rien... je n’exposerai jamais que moi.

Fulby. Raison de plus... pour vous sauver...

*e comte. Et comment?.. fulby. Le shérif est-il encore là?

le comte, écoutant à la porte à droite Oui vraiment; il raconte sans doute à la princesse tout ce qu’il m’a raconté à moi-même. . qu’il n’a pas voulu transférer son prisonnier à la Tour, avant que le roi ait interrogé en personne le faux Édouard... qu’en attendant il l’a renfermé lui-même en face de sa maison chez le constable Makinson, dans une salle basse, espèce de cachot. fulby, avec joie. Une tourelle?

le comte. Oui.

fulby, de même. Une seule fenêtre grillée, à ne pas y passer la main ?

le comte. Oui.

fulby. Une Seule porte en fer... que vingt haches d’armes ne pourraient briser...

le comte. Oui.

FULBY, lui sautant au cou. Mon maître... mon maître, mon maître, réjouissez-vous! Loin d’avoir le moindre soupçon, le roi ne songera qu’à vous combler de récompenses... vous son sauveur, son libérateur. le comte. Que veux-tu dire ?

fulby. Je cours de votre part lui rendre la liberté et, dans quelques minutes, l’amener dans ce palais. le comte. Et ces barreaux, cette porte en fer?.. fulby. Qu’importe!.. Pauvre Betzy!..

LE comte. La femme du constable!..

fulby. Ce n’est pas pour cela qu’elle m’en avait donné la clef...

le comte. Est il possible!..

fulby. Vous allez encore me gronder... m’appeler mauvais sujet...

le comte, vivement. Non... non!..

fulby. 11 n’y a que ceuX-là qui servent... vous le voyez... Adieu... adieu... gardez mon secret comme je garderai le vôtre!.. [Il sort en courant par le fond.)

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