‹ Å’uvres illustréesChapitre 767 sur 1154 · SCENE Vlît · texte numérisé non relu

SCENE Vlît

GÉfcAÉblNE, LE COMTE.

GÉiÜLbiftE. VëtiS t matez!.. Pas moi... je suis tout effrayée de me voir si belle.

lê comte. Il n’y à qtic vous que Cela effraiera!.. Géraldine. Et puis, je ne conçois rien à ce qui m’arrive... Un petit prtgc’; à l’air éveillé, 9’approche de moi et me dit ; <t C’est à la charmaiite miss Oventry que je présente me* hommages. » J’allais répoiidfe non... mais je me suis rappelé vos ffecommandâtions... et je me suis contentée do faire la référence.

lé fcosfrk. Ce n’élâit pas menti?;

GÉRALblNE. Un inebsonge muet ;. Et le petit page continuant, d dit ; « Je guettais votrë arrivée pour vous remettre cette boite et Ce billet qui Fienrtent d’une auguste inain... » F.t, avant tjüë j’aie pu m’eil défendre, il les avait glissés dilhsla mienne... « MoriSieui le page... Monsieur... Monsieur!.. » Ah bien! Phi.; il était déjà loin .. La boite renfermait cette riciie agrafe en diamants... et, quant à la iettre... je ne l’ai pas lue.

le comte, prenant la lettre. L’écriture du roi!.. Ah! voyons... (Lisant.) O ciel!

Géraldine. Qu'ost-ce donc?..

LE comte. La lettre est adressée par Sa Majesté à miss Oventry, ma fiancée... celle que mon gracieux souverain veut me faire épouser...

Géraldine, avec inquiétude. Et qui est jolie... qui est aimable? .

le comte, fronçant le sourcil. Je l’ignore... Mais cette lettre prouverait que Sa Majesté le sait mieux que moi... 11 paraît que, dans ses excursions au pays de Galles, le roi était fort bien accueilli au château de miss Oventry... souvenirs qu’il lui-rappelle, et dont il réclame la continuation... ici, à la cour, quand elle sera comtesse de Salisbury.

Géraldine. Ce n’est pas possible! vous qui êtes son ami...

LE COMTE, avec dépit. Justement! le prince me traite trop en ami... moi et tous les miens!.. Je vois maintenant pourquoi cette union lui souriait, et pourquoi il la pressait avec tant d’ardeur... Croyez donc à l’amitié des rois!.. Non pas que je tienne à mis Oventry, ma fiancée... peu m’importe. ( Regardant Géraldine.) Mais il en est une autre peut-être...

Géraldine. Que dites-vous?

LE COMTE. Il n’y est déjà que trop disposé... (Poussant un cri.) Et moi qui, pour l’y aider... vais justement briser ses chaînes, le faire sortir d’esclavage. .

Géraldine, étonnée. Que dites-vous?

le comte. Ah ! puisse -t-il y rester toujours!

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