‹ Å’uvres illustréesChapitre 777 sur 1154 · SCENE XVI · texte numérisé non relu

SCENE XVI

Les mêmes, LA PRINCESSE, LE COMTE, FULBY, Grands Seigneurs et Dames de i.a cour, accourant au bruit.

tous, à Bolbury.

Que faites-vous?

bolbury, tenant toujours le roi.

Cette fois, je l’espère,

11 n’échappera pas!

TOUS

Malheureux! c’est le roi!

bolbury, atterré.

C’est le roi !..

LA PRiNCESSE, LE COMTE, FULBY.

C’est le roi !

TOUS

C’est le roi !

bolbury et les constables.

Ah! je cède à mon juste effroi,

Mes genoux fléchissent sous moi.

Le roi! le roi! ! le roi! ! !

tous.

Il osait arrêter le roi.

Ah ! le voilà glacé d’effroi.

le roi, à Bolbury, avec sévérité.

Oui, Monsieur, votre roi!

bolbury, tremblant.

Comment s’y reconnaître?

Voilà les mêmes traits et les mêmes habits...

la princesse, étonnée.

Quoi ! les mêmes habits?..

bolbury.

Qu’hier portait ce traître.

Au moment où je l’ai surpris !

la princesse, à Géraldine.

Rencontre inexplicable!..

le roi, regardant le comte.

Et que Milord peut-êtr6

Pourrait nous expliquer.

le comte, s'inclinant.

D’un seul mot, ô mon maître.

(S'avançant au bord du théâtre, et à voix basse.) A notre souverain, si j’ai pour un instant Osé donner des fers, c’était, sujet prudent.

Pour le sauver d’une autre chaîne Plus dangereuse encor, si j’en crois ce billet.

Qu’à notre fiancée ici même adressait Votre Majesté... ,

le roi, a part.

Ciel!

le comte, s’avançant.

J’en fais juge la reine...

le roi, le retenant.

Eh! non... non, ce ntèstpas la peine...

LES SURPRISES

le comte, rendant le billet au roi, et à demi-voix. Notre «ang, ô mon prince, et nos biens sont à vous,

Mais que du moins nos femmes soient à nous! la princesse, s’avançant à la droite du roi. Pardonnez au coupable !

Géraldine, s’avançant de l’autre côté, timidement.

Et que Dieu vous le rends !

le roi, regardant Géraldine, le cg/nte et Bolbury.

Si leurs crimes sont grands, ma clémence est plus grande, ( Regardant Géraldine.)

Et par égard pour tant d’attraits.

Nous pardonnons... d’abord...

(À part.)

Mais nous verrons après...

(Bolbury s’incline pour remercier le roi, et en relevant la tête, il aperçoit encore Géraldine, à gui Salisbury

vient de donner la main. — Il regarde tout ce qui se passe avec stupéfa lion, pendant qu'au dehors sonnent toutes les cloches de la ville.)

CHŒUR GÉNÉRAL

Jour d’hymen et de bonheur,

Doux instants pour notre cœur!

A la grâce, à la beauté,

Amour et fidélité !#

Ecoulez ce bruit flatteur,

Signal de leur bonheur,

L’airain sonne.

Et résonne

Et nroclame leur bonheur !

FIN DE LE PUITS D’AMOUR

LES SURPRISES

COMÉDIE-VACJDKVILLE EN UN ACTE

Représentée, pour In première fois; à Paris, sur le théâtre «lu Uyniunse-Druiiiatiqiic , le SI juillet 1814.

M. de GOURNAY. . .

GASTON, jeune artiste.

Mir,e de SALBR1S . . .

Ipfreonuinjfs.

MM. Numa. MATHILDE, sa petite-fille. Mu» Desiree.

Julien Deschamps.

Mme Lambquin. JULIE, sa femme de chambre. Fernand.

La scène se passe au château de madame de Salbris.

Le théâtre représente un salon donnant sur des jardins. — Deux portes latérales. — Une croisée avec balcon au fond. — A droite et à gauche de la croisée, une porte, - — A gauche, sur un guéridon, une guitare. — A droite, sur le premier

plan, une table.

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