‹ Å’uvres illustréesChapitre 802 sur 1154 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

DIDIER, écrivant ; BLANCHE, au milieu du théâtre; CANIGOU, entrant par le fond.

canigou. Monsieur... Monsieur... le courrier de trois heures vient d’arriver... votre caissier vous demande... ch! vite! eh! vile)., pour une affaire qui a. l’air très-

pressée ! ...

DIDIER. C’est bon! .. Tu me laisseras bien achever cette

lettre.,, ^ ,

canigou. Mais non... Hâtez-vous... car il court dans les bureuax de mauvais bruits... Les commis ont un air triste et désolé... ils disent, les larmes aux yeux, que vous allez

suspendre vos paiements!

DIDIER. Ah! ce sont de braves gens... je le savais bien... et loi aussi, Canigou, je te trouve une physionomie toute renversée.

canigou. Dame! ça me touche de près.

Didier. L’intérêt que tu nous portes !.. canigou. Oh! oui!., et puis les fonds que j’ai placés chez vous!

Didier, riant. Ah! voilà une sensibilité...

canigou. Heureusement, vous avez un air riant qui me

rassure ! * ,

DIDIER, de même. Ne te désespère pas... pour nous...

Air de Julie.

Tu ne perdras rien pour attendre...

(Lui donnant la lettre.)

A Montmorin, tiens, ce billet... va... cours...

(Canigou sort.)

Mais mon caissier ne sait auquel entendre.

(A Blanche.)

Courage... espoir! je vole à sou secours.

Les créanciers, quand la maison s’écroule.

Sont bien plus sûrs que les amis...

Ceux-ci, déjà, se sont enfuis.

Les autres arrivent en foule...

Laissons s’éloigner les amis Et courons recevoir la foule.

(. Didier sort par la droite.)

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